English (UK)Français (FR)

Newsletter

A Lire Ailleurs

fortunesdemer2
RT @TheLex100: “Shipping has its own special language” –Interview with Ince & Co’s Victoria Ogden: http://t.co/bWYrstcIFu @Incelaw
fortunesdemer2
Giant Pieter Schelte Arrives in Rotterdam http://t.co/nsbCeG2MFD #fortunesde mer #feedly
fortunesdemer2
Colloque la mer et l’image à l’École militaire http://t.co/TDX2NU6pPU
Follow fortunesdemer2 on Twitter

Calendrier

<< < janvier 2012 > >>
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

Echouement du COSTA CONCORDIA le vendredi 13 janvier 2102


Summary : On the 13 January 2012 (Friday), about 8 PM, the passenger vessel COSTA CONCORDIA grounded near the island of Giglio (Italia). Decision was made to evacuate all the passengers. However, it seems that at least 8 persons died and a undetermined number of persons are missing.  The cause of grounding is not known for the time being. At this date (16/1/2012) it is not possible to say if the vessel is salvageable. A constructive total loss is the most probably issue.

 

Vessel & Interveners 

 

1 - IMO NUMBER 9320544 2- NAME OF SHIP COSTA CONCORDIA
3 - Call Sign 9HXQ5 4 - MMSI 247158500
5 - Tonnage Brut 114 147 7 - DWT 8900
8 - Type de navire Passenger Ship 9 - Status of Ship Casualty
9 - Flag Italy 9- Year of build 2006
10 - Propriétaire déclaré COSTA CROSIERES SPA 10-1 Address

 

Piazza Piccapietra 48,

16121 Genoa GE,

Italy

11 - Ship Manager

COSTA CROISIERES SPA

11-1 Address

 

Piazza Piccapietra 48,

16121 Genoa GE,

Italy

 

12 - ISM Manager

 

COSTA CROISIERES SPA

 

12 -1 Address

 

 

Piazza Piccapietra 48,

16121 Genoa GE,

Italy

 

13 - Classification Society

 

 Registro Italiano Navale

 

14 - P&I

 

Standard P&I 

Steamship Mutual Club

15 - Hull Insurers

 Royal Sun Alliance (RSA as leading underwriter)

16 - Salvors : 

 SMITH

  

Location of the casualty

 

 

 

Pictures

 

 

 

 

Story

 

Jeudi 1er Mars 2012 

 

Des victimes françaises du naufrage du Costa Concordia, ont décidé de s'élever contre la proposition d'indemnisation de 11.000 euros proposée, dans l'urgence, par la société Costa Croisière, propriétaire du navire, pour tenter d'éviter des suites judiciaires.

Scandalisées par l'attitude de cette société, celles-ci ont préféré suivre les conseils de leurs avocats français afin de se joindre à la procédure que mènera, aux Etats-Unis, le cabinet de Me Manuel Von Ribbeck, avocat à Chicago.

Ce cabinet, spécialisé dans les accidents aériens, représente, à ce jour, 200 passagers et membres d'équipage du navire Costa Concordia dans le monde. Selon Monica R. Kelly, avocat du cabinet Ribbeck Law Chartered à Chicago et à Londres, « Il est prévu que d'autres passagers et membres de l'équipage rejoignent cette procédure ».

Aux Etats-Unis, le cabinet de Manuel Von Ribbeck a déjà engagé une « class action » devant la Cour Fédérale américaine pour défendre les intérêts de ces 200 passagers et membres d'équipage contre Costa Croisière et sa société mère Carnival Corp. & PLC dont le siège social est à Miami aux Etats-Unis.

Selon Manuel Von Ribbeck « Il est très important pour les victimes que nous représentons, que toutes les parties susceptibles d'engager leur responsabilité soient attrait en justice sans exception. »

Parallèlement à cette « class action », le cabinet Ribbeck Law Chartered est en train d'engager des procédures individuelles devant le tribunal de première instance de l'Etat de Floride aux Etats-Unis. Une action civile est également engagée dans le « Dade County » en Floride au nom de ces 200 passagers et membres d'équipage provenant à la fois des Etats-Unis et de différents pays d'Europe, d'Amérique du Sud, d'Asie et d'Afrique. Ces actions sont également engagées contre les mêmes sociétés, Costa Croisière et Carnival Corp. & PLC.

Les avocats français et le cabinet Ribbeck Law Chartered assureront ainsi la défense des intérêts d'environ 50 passagers français du navire Costa Concordia. Ils sont également en train de présenter leurs réclamations à la fois devant la Cour Fédérale des Etats-Unis que devant les Tribunaux de première instance de l'Etat de Floride afin d'obtenir conformément à la loi et à la jurisprudence américaine une indemnisation plus élevée que les 11.000 € proposé par la société Costa Croisière en France.

Ainsi, d'autres victimes françaises devraient se joindre à cette procédure aux Etats-Unis dans les semaines à venir compte tenu que certaines d'entre elles ont déjà donné leur accord.

Rappel des faits

Vendredi 13 janvier 2012, alors qu'il réalise une croisière hebdomadaire de sept jours en Méditerranée, au large de la Toscane, le Costa Concordia, sous le commandement de Francesco Schettino, heurte un récif de l'îlot Le Scole, situé le long de la côte orientale de l'île de Giglio. Le choc crée une brèche du côté de son flanc gauche sur une longueur estimée entre 70 et 100 m, l'eau va s'y engouffrer très rapidement. Le commandant décide d'échouer le navire à la pointe Gabbianata, pour éviter qu'il ne coule. Le naufrage a fait 32 morts sur 4229 personnes, dont 3200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d'équipage.

Les chiffres exacts à ce jour

• Nombre de personnes sur le bateau : 4229 personnes dont 3200 touristes de 60 nationalités différentes et dont

1029 membres de l'équipage

• Nombres de morts : 32 morts dont 4 français et dont 25 corps ont été retrouvés

• Nombres de portés disparus : 7 dont un couple de français ;

• Nombres de rescapés : 3168 personnes

• Nombres de français survivants : 456

Le Cabinet d'avocats américains Ribbeck Law Chartered a été fondé par Manuel Von Ribbeck, Avocats Associé, Docteur en Droit, Ingénieur des Systèmes Industriels. Le cabinet est spécialisé dans les litiges impliquant des homicides par imprudence et des catastrophes survenues dans le monde entier. Manuel Von Ribbeck a déjà représenté des victimes provenant de 64 pays différents dans 38 accidents d'avions. Ainsi, le cabinet Ribbeck Law Chartered représente, aujourd'hui, les intérêts du plus grand nombre de victimes en provenance d'Europe, d'Amériques, du Sud-est Asiatique et du Pacific.

De plus, le cabinet représente devant les juridictions américaines les victimes des accidents d'avions survenus en Amérique du Sud et Central, dans les Caraïbes, en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Afrique.

M. Von Ribbeck a représenté les familles des catastrophes aériennes suivantes et tant d'autres depuis 1997 :

• American Airlines Flight 331 December 22, 2009 Jamaica

• Turkish Airlines Flight 1951 February 25, 2009 Holland

• Ethiopian Airlines Flight 409 January 25, 2010 Lebanon

• Merpati Flight 836 April 13, 2010 Indonesia

• Henan Airlines Flight 8387 August 24, 2010 China

• United Nations Flight 8104 April 4, 2011 Democratic Rep. Congo

• RusAir Flight 9605 June 20, 2011 Petrozavodsk, Russia

• Hewa Bora Flight 952 July 8, 2011 Kisangani, Congo DRC

• Caribbean Airlines 523 July 30, 2011 Georgetown, Guyana

• First Air Flight 6560 August 20, 2011 Resolute, Canada

Lors de grandes catastrophes entrainant des litiges complexes le cabinet Ribbeck Law Chartered fait appel aux services de l'expert indépendant canadien Max Vermij. Cet expert est président directeur général de l' « Analyse des Causes d'Accident » à Ottawa au Canada. Il est souvent choisi par les familles des victimes comme expert pour des accidents. Il a travaillé dans l'industrie de l'aviation pendant 27 ans où il a été président de la « Canadian Transportation Safety Board » pendant 12 ans. Il a participe à 750 enquêtes d'accidents. Il a travaillé pendant plus de 28 ans dans les enquêtes d'accidents d'avions survenus dans le monde entier. Il est aussi un scientifique qui a découvert les laboratoires pour décoder les boites noires.

 

Jeudi 9 février 2012 : Les assureurs pourraient refuser leur garantie (Lloyd's List)

 

COSTA Cruises' insurance cover for Costa Concordia could be void if the courts decide there are sufficient grounds for charges of negligence or unseaworthiness.

Since the vessel's grounding on January 13, Costa Cruises has publicly criticised the vessel's master, Francisco Schettino, who remains under house arrest for abandoning ship and for manslaughter.

Maritime law firm Edwards Wildman Palmer said that if Capt Schettino intentionally altered the vessel's course to approach too close to land and disabled navigation alarms, this could be raised as a basis for negligence or unseaworthiness claims. Incompetence of the master or crew also could render the vessel unseaworthy and thus negate cover.

Costa Cruises' responsibility for Capt Schettino's conduct is also likely to be an issue in future litigation. Edwards Wildman Palmer said it is possible that the cruise company's limitation of liability may be cancelled. Marine insurance generally only responds to losses triggered by an accident or fortuity and a loss is not considered fortuitous if it results from the intentional misconduct of the insured.

The law firm said: "The peculiar circumstances involved in the Costa Concordia incident are also likely will give rise to various potential bases for denial of coverage and liability shifting.

"For example, did Capt Schettino have a history of inappropriate behaviour of which Costa Cruises was aware, which made him unfit to be master of Costa Concordia? Did his conduct amount to intentional misconduct, gross negligence, or negligence? Was the crew properly trained? Did the vessel have up-to-date charts aboard and functional navigation equipment? Did Costa Cruises authorise the vessel's approach to Giglio so close to the coast? These questions and many others are likely to influence the course that liability and insurance coverage disputes take."

A marine insurance source said that in any loss of this magnitude there would always be issues of whether coverage could be voided for negligence or unseaworthiness and whether shipowners' limitation of liability could be invalidated due to negligence.

The source said it was possible that cover could be voided but added that it was impossible to forecast any outcomes at this stage. The outcome would ultimately be decided by the courts once all investigations are complete.

 

Jeudi 9 février 2012 : Audition du Capitaine dans "Sud Ouest".

 

Entendu le 17 janvier par des magistrats italiens, Francesco Schettino, le commandant du « Costa Concordia » qui s'est échoué près de l'île de Giglio en Italie dans la nuit du 13 au 14 janvier, livre sa version des faits. Extraits du procès -verbal.

 

 

1 Le salut

C'était sept jours avant le drame. Le maître d'hôtel, selon les dires du commandant, lui avait demandé de passer à côté de l'île de Giglio pour la saluer. « Il faisait mauvais temps, je lui ai dit : "Écoute, on le fera la prochaine fois." » Sept jours plus tard, ce 13 janvier, le maître d'hôtel réitère sa demande. « Je lui ai dit "OK". Je vais manger, je vais au restaurant, je mange quelque chose et après je vais à la cabine de commandement. »

Quelques instants plus tard, Francesco Schettino est en poste. C'est son premier salut à l'île, affirme-t-il ultérieurement, mais il explique qu'il avait déjà pratiqué de la navigation touristique près d'autres côtes. Il prend la place de son premier officier « qui suivait les consignes que je lui avais données. Je lui ai d'abord dit de réduire la vitesse au fur et à mesure que le bateau s'approchait de la côte et allait tout droit. » « OK, maintenant c'est moi qui vais prendre les commandes et je vais terminer la manœuvre », lui indique-t-il.

 

2 Le choc

Le commandant affirme que le « Costa Concordia » se trouve alors à 0,28 mille de la côte. Pour la navigation touristique près des côtes de l'île de Giglio, il explique : « C'était planifié à 0,5 mille puis on est passé à 0,28. »

« Quand je me suis positionné devant la proue, je me suis aperçu qu'il y avait deux rochers, dont un signalé par radar et sur la carte. Mais il y en avait un autre. J'ai vu que le deuxième était plus proche du bateau. » Ce rocher non signalé, selon lui, il dit l'avoir vu « de ses propres yeux », « dans le halo des lumières de l'île ». Dans la suite de son audition, il revient sur ce moment précis. « Je reconnais que j'ai fait une erreur d'évaluation. » « J'ai senti une secousse dans la partie arrière du bateau. Quelques secondes plus tard, il y a eu le black-out. » Dans les minutes qui suivent, Francesco Schettino déclare aux magistrats avoir cherché à connaître la raison de cette coupure de courant, puis l'étendue des dégâts. Il dirige le bateau vers la côte et essaie de garder la bonne direction.

« Dans ma tête, j'avais tapé l'écueil, mais le navire continuait à se maintenir à flot. [...] D'abord, j'ai dit d'aller tout droit, puis à gauche pour le redresser. Évaluer et réfléchir aux décisions, c'est ce qu'un commandant essaie de faire sur le moment, non ? » Dans les manœuvres suivantes, il affirme « avoir suivi son instinct ». « Je ne suis pas capable de dire combien de temps s'est écoulé pendant toutes ces manœuvres. »

Premiers contacts avec la capitainerie. « Je leur ai dit : "On a un black-out, on est en train d'établir les dégâts. On a de l'eau, il y a eu un impact avec le fond" », relate-t-il.

 

3 Le naufrage

Quand le commandant a-t-il déclenché l'alarme ? Sur ce point, crucial dans l'enquête en cours, Francesco Schettino s'est montré assez confus devant les magistrats. Il dit avoir déclenché l'alarme « quand je me suis aperçu que le bateau était en train de prendre l'eau, quand les moteurs 1, 2, 3, 4, 5 et 6 étaient inondés. »

Magistrat. « Mais vous, personnellement, avez-vous donné des directives aux passagers et à l'équipage ? »

Francesco Schettino. « Ça, non, j'ai seulement déclaré l'urgence générale et l'abandon du bateau. »

M. « Est-ce que les passagers ont entendu votre voix ? »

F. S. « J'ai délégué, ça c'est vrai. C'est le commandant adjoint ou le premier officier ou Bongiovanni. J'ai dit : "On annonce l'abandon". [...] Les opérations ont débuté après que j'ai eu les informations que le bateau n'arrivait plus à flotter, parce que je ne peux pas avoir un black-out et dire immédiatement qu'il faut partir. » La question se pose sur la durée qui s'est écoulée entre l'alarme générale et la consigne d'abandon du navire. Dix minutes selon le commandant, cinquante minutes selon le parquet.

4 L'évacuation

Autre point sensible, le départ en chaloupe du commandant vers la terre ferme. Il se trouve sur le toit du paquebot avec son adjoint. Selon les observations du ministère public, ce dernier a sauté à l'eau et regagné à la nage le rivage. Francesco Schettino dit avoir ensuite aidé une famille avec un bébé à monter dans une chaloupe. « Puis, je me suis retrouvé coincé vers les bateaux de secours. Le sol commençait à s'incliner. Je suis monté dans la chaloupe. Mais je ne suis pas vraiment monté, c'était aussi pour pousser la chaloupe. C'était inévitable car le bateau s'enfonçait et allait nous écraser. J'ai glissé. [...] D'autres personnes ont glissé dans l'eau. Ce n'était plus possible de rester sur le bateau. »

Version peu crédible pour le ministère public qui estime que le commandant « n'a pas pu glisser comme cela avec cette position du paquebot ».

 

5 L'abandon

C'est sur ce point que Francesco Schettino est le plus gravement mis en cause. Il lui est notamment reproché de ne pas avoir regagné le navire une fois arrivé sur la terre ferme. « J'ai appelé le responsable de Costa : "Je n'arrive pas à quantifier. Il y a encore des personnes sur le bateau. Je ne peux pas dire le nombre exact. 100, 150. On ne peut plus aller là-bas, il faut les hélicoptères." »

Il a aussi un échange téléphonique avec une personne de la capitainerie qui lui demande de retourner à bord. Il lui répond : « Ce n'est pas que je ne veux pas retourner à bord, je veux vous faire comprendre que le bateau est renversé de 90 degrés. »

« Je pouvais aller sur le bateau si on m'avait dit "on vous envoie un hélicoptère". Alors oui, j'y serais retourné. »

Les observations du ministère public sont accablantes. « C'est "agghiacciante" » (NDLR : c'est-à-dire affreux au point de donner la chair de poule) pour les secours. Le commandant n'a pas fait ce que ses adjoints ont fait, c'est-à-dire faire des allers-retours avec la chaloupe pour essayer d'aller récupérer des gens encore sur le bateau. »

 

6 Le peu de remords

Tout au long de sa déposition, Francesco Schettino apparaît régulièrement confus. Il semble incapable, involontairement ou non, de rendre compte avec précision de la temporalité des événements. Il est également peu précis sur les identités des personnes qui se trouvaient à ses côtés lors des moments clés de son récit. S'il reconnaît une erreur humaine dans l'évaluation du danger avant le choc, il assume son comportement dans la suite des événements. À son crédit, la manœuvre effectuée après le choc et ayant permis d'échouer le bateau au plus près du rivage a probablement permis d'éviter qu'il y ait davantage de victimes. Un point que ne conteste pas le ministère public italien.

Les reproches qui lui sont faits concernant son attitude ne semblaient pas l'atteindre face aux magistrats. « Si j'étais resté sur le bateau, finalement j'aurais été le héros mais les personnes auraient péri sous le paquebot, lâche-t-il.

Mon inquiétude, c'était les personnes sur la chaloupe qui n'arrivaient pas à être évacuées. »

 

Jeudi 2 février 2012 : Retirement : Les choses sérieuses commencent..

 

mmediately following the Costa Concordia accident Costa Crociere started working to ensure the least possible environmental impact to the waters surrounding Isola del Giglio and to safeguard the island's business activities and tourism. From the outset the measures drawn up by the company have been shared with and approved by the relevant Italian authorities in the spirit of full, transparent and total cooperation.

Costa has engaged leading international salvage experts Smit Salvage BV to remove the fuel contained in Costa Concordia's tanks, and has presented a plan to remove other materials and potential pollutants to begin as soon as weather conditions permit. Costa Cruises also is working with the utmost speed on a plan to remove the ship itself — a top priority to protect the environment of Giglio and the island's tourism industry.

The company has formed a technical committee with representatives from Costa Cruises, Carnival Corporation & plc, Fincantieri shipyard, Italian registry RINA and sector experts, including academics, who will collaborate with the relevant authorities to create a plan.

As articulated in a letter to Costa Concordia Emergency Commissioner Franco Gabrielli, Costa Cruises has invited 10 companies to present proposals for the removal of Costa Concordia's hull.

The invitation to bid was sent to the world's leading salvage companies that are capable of performing the work in the shortest time, while ensuring maximum safety and minimum environmental impact. They include:

• Donjon Marine Inc.

• Fukada Salvage & Marine Works Co. Ltd.

• Mammoet Salvage BV

• Nippon Salvage Co Ltd.

• Resolve Marine Group Inc.

• Smit Salvage BV

• Svitzer Salvage BV

• T&T Marine Salvage Inc.

• Titan Salvage

• Tito Neri S.r.l.

Proposals must be presented to Costa Cruises by the beginning of March 2012. The plans will be assessed jointly with the Civil Protection Scientific Committee and a selection is expected to be made by the end of March. That timeline represents the best possible outcome, although given the complexity of the operation, there could be delays.

 

 

 

Vendredi 27 janvier 2012 : EUR 11 000 pour chaque passager...

 

 

Costa Crociere wishes to again express its profound condolences to the families of the victims, continued sympathy to the families of the missing and deep regret and sorrow for the damages and hardship the Costa Concordia accident caused to all its guests.

Costa Crociere announced a compensation proposal for guests who have returned home after the Jan. 13 tragic Costa Concordia accident. This proposal is the result of negotiations between Costa Crociere and consumer associations protecting guests' interests, with the support of multiple tourism and travel industry associations. In Italy, the company has already reached an agreement with the National Council of Consumers and Users, a national organization.

The families of the deceased and guests who were injured and required medical treatment on site will be covered under a separate proposal that will take into account their individual circumstances.

The compensation package for Costa Concordia guests who have returned home includes:

• A lump sum of 11,000 euros (US$14,458.07 at today's exchange rate) per person as indemnification, covering all patrimonial and nonpatrimonial damages, including loss of baggage and personal effects, psychological distress and loss of enjoyment of the cruise vacation;

• Reimbursement of the value of the cruise, including harbor taxes;

• Reimbursement of air and bus transfers included in the cruise package;

• Full reimbursement of travel expenses to reach the port of embarkation and return home;

• Reimbursement of any medical expenses resulting from the cruise;

• Reimbursement of expenses incurred on board during the cruise.

This compensation package is higher than the current indemnification limits provided for in international conventions and laws currently in force. The 11,000 euro lump-sum payment is offered to all Costa Concordia passengers, including nonpaying children, regardless of their age.

Costa also has pledged not to deduct from this sum any amount paid by any insurance policy stipulated by guests. In addition, the company will return all goods stored in cabin safes, where retrieval is possible.

Costa Crociere also has pledged to provide a program for psychological assistance to any guests that request it. The company has further agreed to offer customers the ability to cancel any upcoming cruise booked before Jan. 13, on any of its routes, without penalty through Feb. 7, 2012.

Dedicated operation units will handle claims to ensure timely resolution. Payments will be credited by the company within seven days of receipt of the acceptance of the proposal.

 

Jeudi 19 janvier 2012 : Le naufrage minute par minute - Mer & Marine

 

Au fil des jours, les informations deviennent de plus en plus précises quant au déroulement des évènements qui ont conduit au naufrage du paquebot Costa Concordia. Recoupant les différents éléments obtenus auprès des autorités italiennes, le Corriere della Serra a établi un fil chronologique de cette dramatique nuit de vendredi à samedi. Parti de Civitavecchia vers 19 heures, le Costa Concordia sort de sa route initiale pour s'approcher de l'île du Giglio, où il a déjà paradé le 18 août 2011 à 250 mètres seulement du port. Mais, cette fois, il ne s'agit pas d'une manoeuvre officielle. De son propre chef, le commandant décide de s'approcher de la côte pour faire l'Inchino, une révérence tous feux allumés, devant le Giglio. Se fiant probablement au précédent passage réalisé l'été précédent, Francesco Schettino rase la côte en suivant, on ne sait encore exactement pourquoi, une route légèrement différente de celle du 18 août. C'est là que le Concordia heurte un récif au niveau du rocher de la Scole, au sud de Porto Giglio. Eventré, privé de sa propulsion principale, le navire file sur quelques centaines de mètres, puis parvient (peut-être grâce à ses propulseurs et ses safrans, qui peuvent encore fonctionner avec les générateurs de secours) à virer de bord et pointer sur Porto Giglio, où il parvient à s'échouer, ce qui évite le chavirage.

Les éléments temporels donnés par le Corriere della Serra apportent plusieurs éléments intéressants, notamment sur le manque, ou plutôt l'absence d'informations sur la situation exacte du navire donné dans un premier temps par le commandant à sa compagnie et aux autorités. Ils tendent également à confirmer que l'ordre d'évacuation a bien été donné une fois le navire totalement arrêté au plus près du port, ce qui explique qu'il se soit écoulé plus d'une heure entre la collision avec le rocher et l'ordre d'abandonner le paquebot.

Voici, tel que raconté par le Corriere de la Serra, le déroulement chronologique de ce qui s'est passé dans la nuit de vendredi à samedi.

21H40 : Francesco Schettino appelle le commandant Palombo, qui l'a formé et réside au Giglio, pour lui dire qu'il va réaliser l'Inchino devant l'île.

21H45 : C'est l'impact. Le Costa Concordia heurte le récif et ralenti sa course. La conversation téléphonique entre Schettino et Palombo s'arrête.

21H47 : Palombo tente de joindre deux fois Schettino mais n'obtient pas de réponse.

21H48 : Schettino demande au commandant en second d'aller contrôler la salle des machines. Parvenu sur place, l'officier préviendra une dizaine de minutes plus tard que les locaux sont inondés.

21H49 : Palombo appelle Costa Croisières et informe la compagnie que quelque chose s'est passé. Puis il alerte la Guardia di Finanza.

21H52 : La vitesse du Concordia tombe à 4 noeuds. Le navire penche vers la gauche et pointe vers Porto Giglio. Des blessés sont signalés à bord.

21H58 : Le paquebot s'approche à 2 noeuds des rochers de la pointe Gabbianella.

22H05 : Costa Croisières appelle son navire. Schettino explique qu'il y a un problème à bord, mais ne parle pas de la collision.

22H06. Le navire est plongé dans le noir. Une passagère italienne appelle ses parents pour les avertir qu'un accident est survenu. Ces derniers contactent les carabiniers, qui préviennent la capitainerie de Livourne.

22H14 : Le Concordia est presque à l'arrêt (0.7 noeud). La capitainerie de Livourne, qui a repéré le navire grâce au satellite, contacte le commandant, qui explique être confronté à un black-out (perte totale d'énergie).

22H15 : La capitainerie, apparemment convaincue qu'il se passe quelquechose de plus grave, continue de demander au commandant des informations sur la situation. A la passerelle, on continue d'affirmer qu'il ne s'agit que d'une coupure de courant. Pendant ce temps, les restaurants ont été fermés et les passagers enfilent leur gilet de sauvetage.

22H26 : Nouvelle communication entre la capitainerie et le Concordia. Le navire annonce une voie d'eau. A terre, on demande s'il y a des morts ou des blessés. « Tout est à poste » répond le navire. La garde-côtière demande si le paquebot a besoin d'assistance. Un premier remorqueur reçoit l'ordre d'appareiller.

22H31 : L'alarme se déclenche à bord du Concordia. La capitainerie, qui ne croit pas à ce que lui raconte la passerelle, décide de déclencher une opération de sauvetage.

22H34 : Alors que la capitainerie demande de nouveau à faire le point sur la situation, la passerelle décide de lancer la procédure de détresse.

22H35 : Les premiers moyens de la Guardia di Finanza arrivent sur zone.

22H42 : Le Concordia s'arrête définitivement.

22H45 : Les procédures d'évacuation des passagers commencent, même si le commandant n'a pas encore ordonné l'abandon du navire.

22H48 : La capitainerie de Livourne demande à la passerelle si l'hypothèse d'un abandon du navire a été validée. Le Concordia répond positivement.

22H58 : Le signal de l'abandon est officiellement donné. La sirène sonne 7 coups courts et un coup long.

23H10 : Les premiers passagers sont évacués en chaloupe vers Porto Giglio.

23H15 : Le Concordia s'incline sur tribord.

00H32 : La capitainerie appelle le commandant sur son téléphone portable et lui demande combien de personnes sont encore à bord. Schettino parle de 200 à 300 personnes et annonce qu'il va regagner la passerelle.

00H42 : La capitainerie demande un nouveau comptage des personnes restant à évacuer. Le commandant répond une centaine et annonce « nous avons abandonné le navire ». L'officier de la garde-côtière lui demande de confirmer : « Commandant, vous avez abandonné le navire ? ». Et Schettino de répondre : « Non, non, mais nous allons l'abandonner ».

01H48 : L'officier des garde-côtes, depuis Livourne, enjoint le commandant, qui se trouve alors sur une chaloupe, de retourner sur son navire, où il reste des personnes en train d'évacuer, afin de coordonner les opérations. Schettino, qui a affirmé être tombé à l'eau et avoir été récupéré par une chaloupe, ne retournera pas à bord, expliquant qu'il ne pouvait plus monter sur le navire, couché sur le flanc.

04H46 : La Guardia di Finanza annonce la fin des opérations d'évacuation.

 

Mercredi 18 janvier 2012 / Le FIGARO : Le navire est assuré pour EUR 395 millions

 

Le navire Costa Concordia, dont le naufrage vendredi sur la côte italienne a fait au moins 11 morts, est assuré pour 395 millions d'euros, rapporte l'agence AFP. Un assureur estime qu'il s'agit du plus important sinistre maritime jamais survenu.

Pas moins de 28 assureurs sont réunis pour assurer la couverture des dommages subis par le navire, communément appelée assurance corps maritime, a précisé un assureur, sous couvert d'anonymat.

Le montant assuré pour le Costa Concordia correspond à environ 10% des primes versées chaque année par les armateurs sur ce marché, soit entre 5 et 6 milliards de dollars (hors pêche, fluvial et plaisance), selon l'assureur.

L'assurance en responsabilité civile concerne tous les dommages causés aux tiers, qu'ils soient passagers, équipage ou riverains (pollution). Traditionnellement, elle est couverte par les armateurs eux-mêmes, qui se réunissent en mutuelles pour mettre leurs risques en commun. En l'espèce, deux mutuelles, aussi appelées clubs, assurent la couverture du Costa Concordia: The Steamship Mutual et The Standard Club.

La responsabilité civile prévoit une franchise de 10 millions de dollars, a indiqué le croisiériste américain Carnival, propriétaire du navire. Au-delà, The Steamship Mutual et The Standard Club prennent en charge 4 millions de dollars chacun, a expliqué un porte-parole du Standard Club.

Si le montant à indemniser dépasse 18 millions, c'est un pool de 13 mutuelles qui couvre une tranche supplémentaire de 52 millions de dollars. Dans l'hypothèse où la facture dépasse 70 millions de dollars (10 millions de franchise et 60 millions de couverture assurantielle), ce sont les réassureurs qui prennent le relais, a indiqué le porte-parole de Standard Club.

Même si le montant à indemniser au titre de la responsabilité civile est encore inconnu, il est d'ores et déjà possible de dire que "c'est le plus gros sinistre maritime jamais survenu, pour le transport de passagers ou du transport de marchandises", a estimé l'assureur sous couvert d'anonymat.

 

Dimanche 15 janvier 2012

 

Le commandant "s'est approché de manière très maladroite de l'île du Giglio, a heurté un rocher qui s'est encastré dans son flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau dans l'espace de deux, trois minutes", a indiqué le procureur de Grosseto Francesco Verusio à la presse. M. Schettino s'était auparavant défendu: "Alors que nous naviguions en rythme de croisière, nous avons heurté un éperon rocheux. Selon la carte nautique, il y aurait dû avoir suffisamment d'eau en-dessous de nous", avait-il déclaré à l'antenne de Tgcom24. Une hypothèse exclue par les garde-côtes. Les "boîtes noires" du navire (enregistrement des conversations) ont été récupérées et saisies par la justice.

 

Un des dirigeants de la compagnie armatrice du Costa Concordia avait pour sa part nié devant des journalistes que le bateau ait dévié de sa trajectoire normale. "Il n'est pas correct de dire que le bateau était en dehors de sa route" habituelle, avait déclaré Gianni Onorato, directeur général de Costa Crociere (Croisières Costa), interrogé dans le port de Santo Stefano pour savoir pourquoi le bateau se trouvait si près de l'île du Giglio. Pour M. Onorato, la seule chose certaine c'est que "le navire a heurté un rocher" et ensuite l'évacuation du bateau a été rendue plus difficile par l'inclinaison soudaine du navire, d'abord penché à 20 degrés et maintenant à 80, et donc presque couché sur le flanc.

Pour Giorgio Fanculli, le seul journaliste de l'île, qui gère le site www.giglionews.it. et qui a assisté au naufrage et à l'évacuation des rescapés, la cause est entendue: le navire est passé trop près de la côte et a heurté un rocher. "C'était le classique passage, les croisières le font souvent, toutes lumières allumées et avec leurs clignotants, mais là il est passé trop près, beaucoup plus que d'habitude", assure-t-il.

Sur les causes encore mystérieuses du naufrage et surtout la présence du navire si près des côtes, un commandant d'un navire marchand Giancarlo Fanni a jugé que "tout est possible: une avarie des équipements électroniques, du gouvernail ou une erreur humaine".

Costa Crociera a indiqué qu'il n'est pas possible de déterminer dans l'immédiat la cause de l'accident, assurant que l'évacuation a été rapide même si les conditions étaient difficiles car le bateau penchait de plus en plus sur le côté, embarquant beaucoup d'eau.

La capitainerie du port de Livourne, le plus important de Toscane, a ouvert une enquête sur les causes de l'accident et sur la façon dont les passagers ont été secourus. Le ministère des Infrastructures a lui aussi ouvert une enquête.

Le directeur de la compagnie, qui a mis en place un numéro d'urgence pour les familles (06.77.80.32.23), a affirmé qu'une enquête interne serait immédiatement lancée après "la phase de sauvetage" pour connaître les causes de l'accident. Tous les passagers avaient suivi un exercice de sécurité au début du voyage, a-t-il ajouté.

"C'est une tragédie pour Costa Croisières et c'est le premier accident de ce type depuis 26 ans que je suis dans la compagnie", a déclaré le président de Costa Croisières France, Georges Azouze, indiquant que 17 bateaux de sa compagnie parcourent les mers du globe tout au long de l'année. "C'est un accident rarissime", a confirmé sur place le directeur général adjoint de Costa Croisières France, Patrick Pourbaix, remerciant les autorités italiennes, et tout particulièrement le maire et les habitants de l'île de Giglio, pour leur accueil des naufragés.

Le Concordia était considéré comme un véritable "temple du divertissement" avec ses 58 suites avec balcons, cinq restaurants, 13 bars, cinq jacuzzis et quatre piscines.

Les plus de 4.200 rescapés ont été transférés samedi depuis le Giglio vers le port de Santo Stefano, sur la presqu'île de l'Argentario (côte ouest). L'énorme paquebot de croisière couché sur le flanc et pratiquement immergé à quelques encablures d'une colline verdoyante, offre une vision irréelle et dramatique.

Toute la population de l'île s'est mobilisée pour aider les secours, y compris avec des barques privées. "Il y avait des enfants, des personnes âgées, c'était la panique totale", explique M. Fanculli.

"C'était en pleine nuit, on a eu tous très peur mais on a eu de la chance d'être proche de la terre", en l'occurrence d'une des pointes de l'île essentiellement rocheuse du Giglio, a raconté José Rodriguez, un barman du Honduras, encore vêtu de sa livrée rouge. Montrant deux de ses compatriotes ce barman de 43 ans qui travaille depuis 14 ans pour l'armateur Costa Crociere (Croisières Costa), a ajouté: "Grâce à Dieu on est tous sains et saufs".

Certains rescapés déjà à l'aéroport pour regagner leur pays

Beaucoup de rescapés âgés sont encore en pyjama, alors que les membres équipage portent l'uniforme de leur fonction au moment de l'accident: serveur, croupier de casino, etc.. A l'arrivée d'un nouveau ferry transportant environ 300 personnes cette après-midi, un journaliste de l'AFP a vu passer une femme emportée rapidement sur un brancard vers une ambulance. De très nombreux sauveteurs, garde-côtes, pompiers et la protection civile, prenaient en charge les rescapés, leur distribuant des couvertures thermiques en aluminium ou normales. La protection civile a mis en place une grande tente sous laquelle les naufragés sont identifiés avant d'être emmenés vers des autocars en direction d'hôtels de la région. Certains ont déjà été acheminés vers Savone, le lieu de départ de la croisière, ou vers l'aéroport de Rome-Fiumicino pour regagner leurs pays.

Mondal Mithu, un Indien de 26 ans, responsable d'un des restaurants, a les yeux rougis par le manque de sommeil, et les épaules sous une couverture. "Nous avons entendu le bateau heurter les roches mais l'alarme n'a été donnée qu'une heure après environ", estime-t-il. Selon lui, dans sa zone, "il n'y avait qu'un seul bateau de sauvetage pour 150 passagers".

Parmi les rescapés, la journaliste Mara Parmegiani a décrit des "scènes de panique dignes du Titanic", avec une bousculade parmi les évacués, des cris et des pleurs, dénonçant elle aussi un manque de préparation de l'équipage. "Le personnel n'était pas du tout adapté, il y a eu des problèmes au moment où les chaloupes ont été descendues à la mer et le pilote de la (sienne) a dû être remplacé", a raconté la journaliste en affirmant que certains gilets de sauvetage "ne fonctionnaient pas, de même que les lumières" d'urgence.

 

Samedi 14 janvier 2012

Un navire de croisière italien, le Costa Concordia, s'est échoué vendredi soir sur un banc de sable près de l'île de Giglio, à une quinzaine de kilomètres au large de la Toscane, avec plus de 4.000 personnes à son bord. Alors que les recherches d'éventuels disparus se poursuivaient samedi 14 janvier, le bilan du naufrage, encore incertain, s'élève à au moins trois victimes et quatorze blessés, dont certains dans un état grave.

4.231 personnes à bord, trois morts, peut-être des disparus...

Rectifiant les bilans plus lourds d'abord indiqués par les secours et par certains médias, le préfet de la province de Grossetto, où l'accident s'est produit, a fait état de "3 morts certifiés", par noyade. A l'antenne de la télévision Sky TG24, Giuseppe Linardi a précisé qu'"on ne peut pas exclure à ce stade qu'il y ait des disparus, il faut vérifier aussi si quelqu'un est resté dans la partie immergée".

"Nous saurons avec certitude s'il y en a et combien ils sont quand nous aurons fini d'inspecter le bateau", a ajouté M. Linardi, expliquant que "comme il y a eu un grand mouvement de panique et certaines personnes se sont jetées à la mer, il se peut que certaines n'aient pas pu être secourues".

Précisément 4.231 personnes étaient à bord au moment du drame, dont un millier de membres d'équipage, à peu près autant de passagers italiens, environ 500 touristes allemands, 150 Français, ainsi que des Espagnols, des Japonais ou encore des Indiens, a indiqué l'armateur sans donner le détail des nationalités représentées. Selon l'envoyé sur place de France 2, en fait 460 Français était à bord, dont trois ont été blessés. On ne connaît pas encore l'identité des trois victimes.

Le Costa Concordia aurait heurté un rocher...

Ce 14 janvier, au lendemain de l'accident, on ne sait pas encore vraiment ce qui est arrivé au Costa Concordia. Le navire, qui effectuait une croisière d'une semaine en Méditerranée, avait quitté le port de Civitavecchia, près de Rome, vers 18h GMT, en direction de Savone. Il a rencontré des difficultés près de deux heures plus tard.

Apparemment, vers 20h30, alors que les passagers dînaient, le paquebot long de 290 mètres aurait heurté un rocher, sans doute parce qu'il naviguait trop près du rivage, ou en tout cas de cet obstacle, a estimé Francesco Paolillo, un garde côte.

Quoi qu'il en soit, des témoins ont raconté avoir ressenti et surtout entendu un grand choc suivi d'un grondement. Le paquebot a commencé à prendre l'eau et s'est rapidement incliné d'une vingtaine de degrés, ont constaté les gardes-côtes.

Ce matin, le navire dont la coque présente une brèche de 70 à 100 mètres de long était incliné sur l'un de ses côtés à plus de 80 degrés et menaçait de sombrer complètement.

Dans un premier temps, le commandant de bord a évoqué une panne électrique, puis l'équipage a invité les passagers à revêtir les gilets de sauvetage et à se diriger vers les chaloupes, ce qui a donné lieu à des scènes de panique dignes du naufrage du Titanic, raconte la journaliste Mara Parmegiani qui était du voyage.

Selon son témoignage, toujours sur la chaîne Sky TG24, "le personnel n'était pas du tout adapté, il y a eu des problèmes au moment où les chaloupes ont été descendues à la mer", ainsi, a-t-elle raconté, le pilote de la chaloupe à bord de laquelle elle-même était embarquée a dû être remplacé à la dernière minute. En outre, elle a affirmé que tous les gilets de sauvetage n'étaient pas en état, et que les lumières de secours n'ont pas fonctionné.

Bon gré mal gré, toute la nuit, les gardes-côtes, des navires marchands et des ferries assurant la liaison entre le sud de la Toscane et Giglio ont participé à l'évacuation des passagers et de l'équipage vers l'île de Giglio, où ils ont été accueillis choqués dans les rares chambres d'hôtel disponibles, dans les écoles, les gymnases et même dans l'église. En fait, "n'importe où muni d'un toit", a déclaré le maire de la commune Sergio Ortelli.

Selon la capitainerie, dans la matinée, plus de 2.700 rescapés avaient déjà été rapatriés vers le port de Santo Stefano, sur la terre ferme italienne. Pendant ce temps, 12 navires et 9 hélicoptères s'affairaient toujours autour de l'épave, des sauveteurs fouillant sa partie encore émergée tandis que des plongeurs inspectaient son flanc submergé.

La navigation et le sauvetage en question...

L'armateur du navire, Costa Crociera, se disant "très choqué" a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Malgré les difficultés posées par l'inclinaison de plus en plus marquée du navire, la société assure que l'évacuation a été rapide. Cependant, autant que l'on sache, à 2h30 du matin, quelque 200 personnes étaient encore à bord.

La capitainerie de Livourne, le plus grand port de Toscane, a ouvert une enquête, tant sur les causes de la catastrophe maritime que sur le déroulement des opérations de secours. Dans l'immédiat, il n'est pas possible de déterminer la cause de l'accident, ont de leur côté indiqué les croisières Costa.

Avec ses 58 suites avec balcon, ses quatre piscines, ses treize bars, ses cinq restaurants et autant de jacuzzis, Le Costa Concordia passait pour un temple flottant du divertissement. Parti de Savone pour une semaine de croisière, il devait faire escale à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille.

Bilan à la mi-journée : les autorités italiennes ont annoncé que soixante-dix personnes manquaient encore à l'appel, dont sans doute un Français. "Une femme dit que son mari, âgé de 70 ans, est tombé à l'eau", a en effet indiqué à l'AFP l'ambassadeur de France à Rome, Alain Le Roy.

Les autorités françaises ont mis en place une cellule de crise pour venir en aide à leurs ressortissants, finalement au nombre de 462, entre passagers et membres d'équipage. Deux d'entre eux, légèrement blessés ont été hospitalisés.

 

 

Costs

 

1 - Hull & Machinery

EUR 395 millions

2 - Cargo USD 
3 - Salvage USD 0 4 - Costs USD 95 millions (loss of use for 2012)

 

 

Liabilty Limits

 

1- LLMC 1976 DTS XX 2 -LLMC 1996 DTS XX
3 -CLC PROT 1992 DTS XXX 4 - CLC PROT 2000 DTS XXXX
5 - PAL 1974 DTS XXX 6 - PAL PROT 2000 DTS XXX
7 - BUNKER 2001 SANS OBJET    

 

Cause of the casualty

 

Under investigation but seems to be a nautical fault of the master.

 

Sources - Links - Reports

 

 Costa Croisières (France)

 

 Costat Crociere (Italia)

 

 C

 

 D

AddThis Social Bookmark Button

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir