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Sinistres Majeurs

TK BREMEN : Le rapport du BEA MER exonère l'autorité portuaire mais pas le commandant

TK BREMEN_BEA_MER_Article_Fortunes_de_Mer_18042012Le 16 décembre, le TK Bremen s'échouait à Erdeven(56). Hier, le Bureau d'enquêtes sur les événements de mer (BEA Mer) a rendu son rapport. Il met en cause le mauvais temps, la mauvaise gestion du mouillage par le commandant et émet des préconisations. Et il est fort intéressant, d'autant qu'il conforte les positions adoptées sur ce site dans nos articles du 23 décembre 2011 et du 19 janvier 2012.

Dans son rapport, le BEAMer revient, tout d'abord, sur la chronologie de l'échouement. À11h, le 15 décembre 2011, le TK Bremen quitte le port de Lorient. Les prévisions météorologiques sont très mauvaises pour la soirée et il mouille sous Groix, pour attendre une accalmie. En fin d'après-midi, le vent fraîchit et le TK Bremen, lège, commence à dériver mais n'utilise pas suffisammnent sa machine pour tenir le mouillage. Sorti de l'abri relatif de Groix, le commandant décide de se repositionner. Le navire ne parvient cependant pas à remonter au vent pour gagner un nouveau mouillage abrité

Jusqu'à minuit, le commandant ne fait part d'aucune inquiétude. C'est à ce moment qu'il évoque, pour la première fois, un remorquage avec son armateur, qui lui intime l'ordre de tenir son mouillage. Devant l'insistance du commandant, l'armateur finit, à 0h36, par donner son accord mais Le Scorff, remorqueur de Lorient, ne peut appareiller. Il est, en effet, d'astreinte de sécurité au port en raison de la présence, à quai, d'un pétrolier et les conditions climatiques mettent potentiellement en danger l'équipage (Force 11). À 2h01, le TK Bremen s'échoue sur la plage de Kerminihy, à Erdeven.

TK BREMEN_RASTAPOPOULOS_Article_Fortunes_de_Mer_18042012Pour le BEA, «la décision de quitter Lorient ne peut être retenue comme facteur contributif, même s'il est évident que le fait de différer l'appareillage aurait évité l'accident». Selon le rapport, l'autorité portuaire de Lorient n'était pas en mesure d'interdire l'appareillage du cargo, dans la mesure où les conditions météo, «au moment de l'appareillage», permettaient la sortie du navire sans «risque pour la sécurité des ouvrages» du port. De plus, l'interdiction d'appareiller ne peut se faire qu'après visite du navire par le centre de sécurité des navires (article L 5241-5 du Code des Transports et R 304-11 du Code des Ports Maritimes). Les conditions météorologiques «très difficiles» constituent «le premier facteur déterminant de l'événement» (ce qui pour le coup n'est de la faute de personne...). Mais le BEA impute aussi une responsabilité au commandant qui n'a pas su maîtriser son mouillage: «L'insuffisance d'utilisation de la machine et le fait de ne pas mouiller immédiatement la deuxième ancre constituent le second facteur déterminant». Autrement dit, la capitaine a commis une erreur (certains diront une faute) dans la conduite des opérations de mouillage et des conséquences à tirer du fait que son navire ne tenait pas ledit mouillage.

Au delà des facteurs déterminants et/ou ayant participé au naufrage, il faut également, par effet de miroir, regarder les facteurs qui n'ont PAS contribué au naufrage. Le premier d'entre eux est le navire lui même et dont le rapport souligne qu'il ne peut rien lui être véritablement reproché ; Ses organes et apparaux sont en bon état et tout l'équipement imposé par les règlementations internationales sont à bord. Tout au plus le rapport constate que le navire a l'âge de ses artères et que certaines pièces sont usées comme les apparaux de mouillage mais que celà ne constitue pas un facteur contributif au naufrage. Le BEA Mer constate également que le navire, ayant fait l'objet de plusieurs contrôles au titre du Port State Contrôle (19 fois entre 1999 et la date du naufrage), sans détention, et que la dernière qui portait sur la stabilité et la structure n'a fait l'objet d'aucun relevé de déficiences. Du côté de l'armateur, le BEA Mer ne relève rien non plus, le navire étant propriété d'une "double ship compagnie" et est géré par une société qui gère 24 navires construits entre 1981 et 2011.

TK BREMEN_SCORFF_Article_Fortunes_de_Mer_18042012Enfin, l'équipage est expérimenté. Le capitaine, âgé de 49 ans, exerce le métier de marin depuis 34 ans et son second navigue depuis 10 ans. Le reste de l'équipage (17 personnes), est largement supérieur à la décision d'effectif minimale fixée à 12 hommes. Il n'y a qu'une langue de travail à bord (le turc), ce qui constitue en soi plutôt un indice favorable, tant l'effet "tour de Babel" pouvant effectivement participer à la survenance d'un naufrage, tout homme étant tenté, dans des situations extrêmes ou de danger, de reprendre sa langue maternelle.

Celà va mieux en le disant et permet de s'affranchir du cliché de l'armateur "véreux" ayant son siège dans un obscur bureau du Pirée et dont le patron gère ses navires dans des volutes de fumée de cigare, avec un grand coffre derrière le bureau (un Rastapapoulos en puissance...).

Alors finalement, que retenir de ce rapport finalement très nuancé et dont les recommandations sont finalement assez limitées. En conclusion, le BEA recommande à l'administration chargée de la réglementation portuaire, «en cas de conditions météorologiques exceptionnellement défavorables», «la notification au capitaine, par l'autorité portuaire, de la situation météorologique et des conditions locales», «l'information du port par le capitaine sur les raisons d'un départ en dépit des conditions prévues».

Rien de révolutionnaire car on notera avec attention que la préconisation du BEA n'est pas d'interdire formellement appareillage des navires, mais uniquement d'en informer officiellement le navire et l'obligation en parallèle du capitaine de motiver son départ en dépit des conditions météorologiques (autrement dit, confier à l'Autorité Portuaire et à la Capitainerie un contrôle d'opportunité sur le départ de tel ou tel navire, ce qui peut promettre de très beaux contentieux entre les armateurs, l'Etat et les Autorités Portuaires).

TK BREMEN_Article_Fortunes_de_Mer_14012012 (4)En outre, le BEA demande «d'encadrer la zone de mouillage d'attente de Lorient: délimitation, statut, surveillance et intervention...». Entre les lignes, on peut lire que le BEA regrette quand même que le CROSS ne se soit pas ému des mouvement répétés du navire pendant plusieurs heures, signe non pas de manœuvres délibéres mais d'une situation de moins en moins maîtrisée par le commandant du navire.

Le rapport est par contre relativement muet sur le service du remorquage à Lorient. Tout en soulignant que le port dispose de quatre remorqueurs, le rapport indique qu'un seul était armé en astreinte (en raison du mauvais temps) ; Quid des trois autres et surtout de leurs possibilités, vu leur age et leurs forces de tractions (31 tonnes nominale à la construction en 1986 pour le SCORFF) de remorquer un navire comme le TK BREMEN (lège et qui ne tient pas son mouillage dans la tempête).

Si le cargo a aujourd'hui disparu, la procédure judiciaire suit son cours. Le parquet de Brest a ouvert une information judiciaire pour «pollution par hydrocarbures consécutive à une faute caractérisée de navigation ayant conduit à l'échouement du navire». Le commandant a été placé sous le statut de témoin assisté.

En résumé, ce rapport conforte notre avis sur cet évènement qui ne peut être comparé à celui de l'ERIKA et qu'il n'y pas lieu de jeter l'opprobre sur l'armateur, le navire, et l'équipage. Oui, il y a eu des erreurs de commises, mais cela s'apparente à une véritable "fortune de mer". Les éléments ont eu raison du navire, sans pour celà qu'il puisse être mis en cause l'origine du navire, son mode d'exploitation, son équipage, et son armateur.

De telles fortunes de mer se sont produites et se produisent encore ; Elles sont aussi les résultantes d'un trafic maritime sans cesse croissant et d'un besoin insatiable de biens de nos sociétés. Il faut aussi en avoir conscience.

 

 Télécharger le rapport dans son intégralité 

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Le Costa Concordia sera remorqué au printemps 2013 (mise à jour)

COSTA CONCORDIA_Grounding_Article_Fortunes_de_Mer-21022012 (4)Lors d'une conférence de presse tenue hier à Savone, le directeur de COSTA CROCIERE, Gianni Onorato a annoncé que le Costa Concordia resterait au large de l'île de Giglio jusqu'à la fin de l'année 2012 avant que les opérations de remorquage proprement dites ne débutent et ne s'achèvent au printemps 2013, date à laquelle le navire et les éventuels débris devraient avoir disparu des rochers de l'île Giglio. La société qui sera chargée de démanteler et de remorquer le navire sera désignée le 20 avril prochain.Les préparatifs pour les opérations de remorquage débuteront en mai, a indiqué le commissaire spécial pour les catastrophes maritimes, Franco Gabrielli. Le navire de croisière sera également entièrement déchargé (avec peut-être l'espoir de sauver quelques unes des milliers d'oeuvres d'art qui y gisent depuis bientôt trois mois). 

Si cette solution se confirme, celà voudrait donc dire que le COSTA CONCORDIA ne sera pas découpé sur place mais bel et bien "retiré" en un seul bloc pour ensuite être acheminé dans un chantier ou il pourrait être réparé et naviguer à nouveau, probablement loin des côtes européennes.

La lecture de certains articles du Lloyd's List semblent confirmer cette solution et le nom des compagnies retenues serait TITAN SALVAGE et SMIT SALVAGE, deux géants du secteur qui ont à leur actif de nombreux retirement comme le NEW FLAME à Gibraltar. Quant au prix, il serait de USD 288 millions pour cette opération.....

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COSTA CONCORDIA : Un navire de CARNIVAL brièvement saisi dans le port de Glaveston (Texas)

COSTA CONCORDIA_CARNIVAL_TRIUMPH_Arrest_Galveston_Article_Fortunes_de_Mer-02042012.jpg (4)La surprise a du être de taille pour le commandant du CARNIVAL TRIUMPH lorsqu'on lui a annoncé samedi dernier(31 mars) la montée à bord de plusieurs US Marshalls. Point d'arrestation mais une une notification de l'ordonnance de saisie du navire accordée quelques heures plus tôt par un juge texan.

Outre le caractère éminemment symbolique de la saisie, les avocats ont sans doute voulu également marquer le coup en s'attaquant directement à CARNIVAL. Le litige ne concerne en effet pas le CARNIVAL TRIUMPH mais bien le COSTA CONCORDIA, propriété de la filiale de CARNIVAL, COSTA CROISIERES.

Dans ce cas précis, il s'agit d'une plainte déposée par la famille de Siglinde Stumpf, passagère allemande décédée lors du naufrage et qui réclame, via le cabinet d'avocats Eaves la somme de dix millions de dollars à CARNIVAL. Cette plainte est basée sur l'absence supposée de mesures de sécurité appropriées pour garantir la sécurité des passagers du COSTA CONCORDIA. Quant à la saisie, basée probablement sur la convention de 1999 sur les saisies conservatoires entrée en vigueur il y a quelques mois et dont les Etats-Unis sont signataire, elle aurait été justifiée par les demandeurs afin de disposer de garanties financières suffisantes de la part de CARNIVAL, maison de mère de COSTA CROISIERES. Les négociations pour la délivrance de la lettre de garantie ont du être intenses afin de libérer au plus vite le navire.

COSTA CONCORDIA_CARNIVAL_TRIUMPH_Arrest_Galveston_Article_Fortunes_de_Mer-02042012.jpg (1)L'avocat des demandeurs, John Eaves Jr, assume cette saisie dont le but n'était pas, selon lui, d'incommoder les passagers du CARNIVAL TRIUMPH.Les croisiéristes achevant leurs vacances à Glaveston ont d'abord été autorisés à descendre, avant que ceux en partance puissent monter à bord samedi après-midi, après que les avocats de Carnival aient trouvé un accord permettant de lever la saisie. Le navire a pu appareiller en fin de journée pour mettre le cap, comme prévu, vers le Mexique.

La saisie n'aura donc duré que quelques heures mais elle montre clairement que certains passagers ou ayants droits ne vont sans doute pas se contenter des 11 000 euros proposés aux passagers survivants et indemnes et des montants fixés par les conventions internationales pour ceux ayant subi des dommages corporels.

Cette péripétie n'est donc sans doute pas la dernière dans ce dossier qui, comme nous l'annoncions dans un précédent article, devrait occuper et enrichir les avocats du monde entier pendant encore de nombreuses années.

 

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COSTA CONCORDIA : Cinq nouveaux corps découverts dans l'épave

860741 a-carabinieri-scuba-diver-inspects-the-costa-concordia-cruise-ship-which-ran-aground-off-the-west-coast-of-italy-at-giglio-islandLe 26 mars 2012, des plongeurs italiens sont parvenus à ramener à la surface cinq corps de disparus localisés la semaine dernière (22 mars 2012) sur le Concordia, le paquebot de croisière qui avait fait naufrage le 13 janvier.

Cette annonce faite par la structure qui coordonne les recherches sur l'île du Giglio porte le nombre de corps découverts à 30 sur un total de 32 disparus. Sur ce total, 25 ont été identifiés: il s'agit de dix Allemands, six Français, cinq Italiens, deux Péruviens, un Hongrois et un Espagnol.

Les immersions auxquelles ont participé 34 plongeurs des pompiers, de la marine et de la police, ont permis de "récupérer les cinq corps localisés le 22 mars", a indiqué la structure qui dépend de la protection civile, en précisant qu'"il reste encore à retrouver deux disparus du Costa Concordia". Selon la protection civile, "les équipes de plongeurs vont poursuivre les activités exploratoires dans les prochains jours afin d'essayer de trouver les deux autres disparus", y compris avec l'aide d'un robot sous-marin.

Rappelons que tant que l'ensemble des corps n'ont pas été retrouvés, l'épave est une sépulture, ce qui pourrait d'ailleurs poser quelques problèmes lorsque la solution choisie par COSTA pour enlever le navire sera choisie, probablement dans les prochains jours.

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La cloche du COSTA CONCORDIA aurait été volée

COSTA CONCORDIA_Grounding_Article_Fortunes_de_Mer-21022012 (9)La cloche du paquebot de croisière italien Costa Concordia, qui s'était échoué près des côtes italiennes le 14 janvier dernier, a disparu, annoncent jeudi les médias locaux.

Selon ces derniers, des inconnus ont volé la cloche pesant plusieurs dizaines de kilos qui se trouvait à huit mètres de profondeur. Le parquet de la ville de Grosseto, chargée d'enquêter sur le naufrage du Costa Concordia, a ouvert une enquête supplémentaire.

Rappelons que l'emplacement de l'épave, au large de l'île de Giglio, est toujours considéré comme une scène de crime et est continuellement surveillée par des unités des garde-côtes.

Le correspondant de la BBC à Rome, Alan Johnston, indique que cette surveillance rend pratiquement impossible pour n'importe un plongeur étranger aux équipes de sauveteurs de plonger sur l'épave et de voler la cloche.

Il indique égaelement qu'il est probable que, si la disparition de la cloche est confirmée, le soupçon se concentrera sur ces équipes de recherche et de sauvetage et qui ont un accès constant à l'épave, d'autant qu'il aurait été difficile de sortir la cloche et de passer inaperçu sur le rivage. Il reste également la possibilité que la cloche ait été simplement déplacée pour justement éviter un....vol !

 

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Le Costa Concordia est en perte totale : L'histoire ne s'arrête pas pour autant

COSTA CONCORDIA_Total_Loss_Article_Fortunes_de_Mer-14032012 (4)Pour les 28 assureurs figurant sur le slip de la police d'assurance Corps et Machines du COSTA CONCORDIA, l'annonce faite par CARNIVAL le 9 mars dernier lors de la présentation de ses comptes trimestriels n'aura pas été une surprise mais plutôt une confirmation pour ceux et celles qui connaissent un peu les navires et les assurances : Le COSTA CONCORDIA est une "perte totale" pour les assureurs (Constructive Total Loss).

Ils devront donc payer la somme rondelette de EUR 264 645 799 (USD 335 462 368) au titre de l'assurance "corps" et EUR 130 345 963 (USD 165 225 239) au titre de la "bonne arrivée ou "increased value". Pour les assureurs, la note totale se montera donc à EUR 394 991 762 (USD 500 687 608). Certains assureurs seront cependant moins malchanceux que d'autres, la répartition faisant apparaître que certaines compagnies n'ont prit qu'une part sur la police Corps ou sur l'Increased Value.

Comme nous l'écrivions dans un précédent article, cette annonce est logique. Non pas que l'avarie proprement dite ne puisse être réparée (la brêche dans la coque) mais le temps passé par le navire dans l'eau de mer (bientôt trois mois) ne peut que conforter l'idée que le coût des réparations excédera la valeur agréée "Corps et Machines, et ce d'autant que dans notre cas, celle-ci est finalement assez faible, ne représentant que 65 % de l'assurance totale du navire.

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Incendie sur le COSTA ALLEGRA le lundi 27 février 2012

Summary : On the 27 Februrary 2012, while enroute to Mahe (Seychelles), the passenger vessel COSTA ALLEGRA suffered a engine room fire. Crew efforts to extinguish the fire have succeeded but the vessel is now without any energy power (just electrical supply power). Vessels near the COSTA ALLEGRA are now enroute to help the vessel. The TREVIGNON, fishing vessel belonging to COBRECAF was the first on the site and is now towing the COSTA ALLEGRA to Mahe where they are expected to arrive the 1st March.

 

Vessel & Interveners 

 

1 - IMO NUMBER 6916885 2- NAME OF SHIP COSTA ALLEGRA
3 - Call Sign ICRA 4 - MMSI 247816000
5 - Tonnage Brut 28 597 7 - DWT 6968
8 - Type de navire Passenger Ship 9 - Status of Ship Casualty
9 - Flag Italy 9- Year of build 1969
10 - Propriétaire déclaré COSTA CROSIERES SPA 10-1 Address

 

Piazza Piccapietra 48,

16121 Genoa GE,

Italy

11 - Ship Manager

COSTA CROISIERES SPA

11-1 Address

 

Piazza Piccapietra 48,

16121 Genoa GE,

Italy

 

12 - ISM Manager

 

COSTA CROISIERES SPA

 

12 -1 Address

 

 

Piazza Piccapietra 48,

16121 Genoa GE,

Italy

 

13 - Classification Society

 

 Registro Italiano Navale

 

14 - P&I

 

Standard P&I 

Steamship Mutual Club

15 - Hull Insurers

 Royal Sun Alliance (RSA as leading underwriter)

16 - Salvors : 

 COBRECAF

  

Location of the casualty

 

 

Pictures

 

 


Story

 

Mardi 6 Mars 2012 : Lloyd's List : L'assistance au COSTA ALLEGRA pourrait coûter près de 1,3 million de dollars

 

French fishing vessel could file $1.3m Costa Allegra salvage claim

AS IT struggles to resolve the Costa Concordia casualty, expected to be the shipping industry's most complicated salvage case yet, Costa Cruises may now face significant salvage costs for its sistership Costa Allegra, which caught fire in the Indian Ocean.

Depending on the terms of its contract, French fishing vessel Trevignon may have the right to claim more than €1m ($1.3m) for towing Costa Allegra into the port of Victoria on Mahé in the Seychelles last week.

According to salvage experts, the reward will be determined by the value of the ship, the fact that passengers' goods were saved, the time taken for the rescue and the technical means used.

International Salvage Union general manager John Noble said the fishing boat was equivalent to a salvage tug, although much would depend on whether it had agreed a formal salvage contract.

"The easiest option would be the Lloyd's open form but the owners may have tried to insist on a day rate towage as this would be quite a lot cheaper," Mr Noble said. "If there was no contract agreed, then the fishing vessel is the common law salvor and can make a substantial claim in court."

Mr Noble said that if a day rate had been negotiated then the case would be straightforward. Under an LOF, the parties could reach an amicable settlement or go to arbitration. In the latter case, the settlement would be agreed by arbitrators under Article 13.1 of the 1989 Salvage Contract.

ISU secretary general Mike Lacey said that LOF arbitration would be held in London. However, a common-law contract would offer several options. Arbitration could take place where the services terminated in the Seychelles, in France where the fishing vessel is flagged, in Italy where Costa Allegra is registered or in London, if both parties agree to hold the arbitration based on a private submission.

"The vessel is obviously very valuable," Mr Lacey said. "The fishing vessel is not a professional salvor and will not be awarded on the same basis. Whether it will be €1m is another matter. There is no fixed nature in salvage arbitration so it may very depend on the decision of the court.

"If it also refused to hand over to the two tugs then that will not help its case, but it did what was required and will therefore get awarded."

Meanwhile, it is still unclear how C osta Concordia, valued at $550m, will be salvaged. The latest update from Costa Concordia's oil salvors Smit came on March 2 when the firm said it had completed the discharge of heavy fuel oil, diesel oil and sludge from the double bottom tanks.

"Weather permitting, the crane barge Meloria will now be moved forward in her moorings in between the stabiliser and the large damaged area," Smit said. "An access hole will be created in the hull to allow the divers to enter the engine room spaces where the settling and service tanks are located.

"Once the connections have been installed, the contents will be transferred to the offloading tanker. Thereafter the contents of the sewage tanks will also be pumped out of the ship."

10 salvage companies are bidding for the Costa Concordia contract and will submit their proposals to Costa Cruises at the beginning of March. Experts have predicted that the complicated marine salvage operation in history will cost hundreds of millions of dollars.


Mercredi 29 mars 2012 : 20 minutes : Costa Allegra: La moitié des passagers vont profiter des Seychelles


Plus de la moitié des passagers du Costa Allegra, le paquebot italien remorqué après un incendie dans l'océan Indien, ont décidé de continuer leurs vacances aux Seychelles, où il est attendu jeudi, aux frais de la compagnie Costa.

Les préparatifs s'accéléraient à Mahé, principale île des Seychelles, où doit accoster le navire qui poursuit sa route, pris en remorque avec son millier de personnes à bord après un incendie.

«D'après les requêtes enregistrées auprès des passagers à bord, 376 des 627 passagers ont accepté l'offre de Costa Crociere, à ses propres frais, de poursuivre leurs vacances aux Seychelles», a indiqué mercredi la société. Elle précise que les passagers seront accueillis dans des «structures hôtelières de grande qualité» réparties dans diverses îles de l'archipel.

La compagnie «s'occupera également des vols de retour des passagers à la fin de leurs vacances», a précisé Costa. Les 251 autres passagers ont décidé de rentrer chez eux par les vols organisés par Costa en partance de Mahé dans la soirée de jeudi, précise le leader européen des croisières.

 

Mercredi 29 février 2012 : Le Parisien

 

La compagnie Costa Crosières, propriétaire du Costa Allegra, remorqué dans l'Océan indien après un incendie à bord, est en train d'organiser l'accueil et le rapatriement rapide des passagers, après leur arrivée prévue jeudi matin à Mahé, sur la principale île des Seychelles. Deux avions attendent d'ores-et-déjà les passagers du Costa Allegra et devraient les emmener à partir de jeudi après-midi vers Rome, selon l'aviation civile seychelloise.

«Il y aura certainement un troisième avion, mais il reste à confirmer de quelle compagnie,» explique la porte-parole de l'autorité de l'Aviation civile seychelloise, Lina Laurence.

«400 chambres d'hôtel en cas de nécessité de séjour sur place» ont également été réservées, indique la compagnie Costa Crociere. «Les retours seront organisés selon les exigences et préférences» des passagers, précise Costa.

L'arrivée à Mahé du navire est prévue jeudi vers 9 heures locales (6 heures en France), un horaire «sujet à variation en fonction de la rapidité et des conditions météo».

«La situation à bord est normale, le temps est bon», précise par ailleurs la compagnie, ajoutant que sont disponibles «boissons et produits frais comme par exemple des fruits, de la charcuterie et du fromage». De l'eau minérale est également fournie, de même que du pain frais «porté grâce à un service quotidien d'hélicoptère activé par la compagnie».

A la mi-journée, le Costa Allegra se trouvait, selon les garde-côtes seychellois, à 58 milles marins (107 km) de l'île Desroches. Le bateau était censé initialement s'arrêter sur cette petite bande de terre du sud-ouest de l'archipel des Seychelles, à quelque 240 km de Mahé. Mais la compagnie propriétaire du bâtiment, Costa Croisières, a décidé mardi qu'il serait directement remorqué vers Mahé, pour des raisons de sécurité et de capacités d'hébergement insuffisantes à Desroches.

Le bateau «arrive lentement mais arrive», a affirmé un porte-parole des garde-côtes seychellois. Sur les murs des locaux des garde-côtes, une carte géante des eaux de la région est suspendue, sur laquelle les progrès du paquebot sont suivis pas à pas. Les garde-côtes seychellois, comme leurs homologues italiens, espèrent voir le navire entrer au port de Victoria, la capitale de l'archipel, avant 9 heures locales jeudi matin.

Parti samedi de Madagascar, le bateau de croisière de 188 mètres de long, avec à son bord 636 passagers - de 25 nationalités différentes, essentiellement des Italiens, des Français et des Autrichiens - et 413 membres d'équipage, se dirigeait vers les Seychelles quand un incendie a éclaté lundi. Le Costa Allegra, qui devait rejoindre Oman puis l'Egypte, a été pris en remorque mardi, très tôt, par le thonier français «Trevignon». Le convoi a été rejoint dans l'après-midi par deux remorqueurs partis des Seychelles.

Quatre enfants de moins de trois ans et huit âgés de trois à 18 ans sont à son bord. Les plaisanciers, ont indiqué mercredi matin les garde-côtes des Seychelles, sont toujours regroupés «sur le pont». Selon Costa Croisières, un hélicoptère assure «des liaisons continues» avec le bateau, pour lui fournir nourriture, torches électriques et autres produits de premières nécessité.

L'incendie a mis hors d'état le système électrique du navire, dont les générateurs sont aussi en panne. Selon l'armateur, non seulement les hélices du paquebot ont été immobilisées, mais la climatisation est aussi indisponible et les cuisines fermées. Un navire garde-côtes seychellois devait d'ailleurs apporter un générateur électrique de dépannage pour remettre en route des services de base. Mais les liaisons satellitaires restant limitées à l'essentiel, il était toujours mercredi très difficile d'obtenir des détails sur les conditions de vie à bord.

Mardi, des familles de passagers ou de membres d'équipage avaient indiqué à l'agence italienne Ansa avoir été contactés par Costa mais n'avoir pu entrer en contact avec leurs proches directement. «Costa nous a appelés hier pour nous expliquer que tout était sous contrôle. Le principal inconfort est la chaleur parce que l'air conditionné ne fonctionne plus», avait raconté Liviana Chiappi, dont l'épouse fait partie de l'équipage technique. «Les passagers ne peuvent rester à l'intérieur, sauf dans certaines sections mais certainement pas dans les cabines. Je pense qu'ils doivent passer la nuit à l'extérieur, mais la température le permet, avec une simple couverture», avait-il ajouté.

L'incident survient au plus mauvais moment pour Costa Croisières, filiale du géant américain Carnival: les plaintes liées au naufrage d'un autre de ses navires, le Concordia, arrivent de toutes parts. Ce naufrage, le 13 janvier près de l'île italienne du Giglio, a provoqué la mort de 32 personnes.

 


Mardi 28 février 2012 : Le Parisien

 

A la dérive depuis un incendie survenu la veille, le Costa Allegra, un navire de la compagnie Costa Croisière, est remorqué ce mardi matin par un thonier français en direction de l'île de Mahé, la plus grande île de l'archipel sur laquelle se trouve la capitale Victoria, et non vers l'île de Desroches comme avait été prévu initialement. Il ne devrait pas y accoster avant jeudi, selon la compagnie italienne. Parti samedi de Madagascar, le bateau de croisière de 188 mètres de long, compte 636 passagers, de 25 nationalités différentes, essentiellement des Italiens, des Français - au nombre de 127 - et des Autrichiens, et 413 membres d'équipage. Il se dirigeait vers les Seychelles, et devait se rendre ensuite à Oman puis en Egypte.

«Le navire sera remorqué jusqu'à Mahé», où il devrait arriver jeudi matin, indique un communiqué de Costa Croisières, «le débarquement sur l'île de Desroches ne garantirait pas les conditions de sécurité nécessaires et adéquates pour l'arrivée du navire et le débarquement des passagers». «En outre, les supports logistiques et hôteliers sur l'île ne sont pas suffisants: cela rendrait nécessaire, immédiatement après le débarquement des passagers à l'aide de chaloupes, un transfert immédiat avec des ferries de Desroches à Mahé», poursuit Costa. «Il a donc été décidé de remorquer le navire jusqu'à Mahé, en utilisant également l'aide de deux remorqueurs qui sont en train d'arriver à proximité du paquebot et qui permettront d'augmenter sa vitesse», selon la même source. «L'arrivée à Mahé est prévue pour le jeudi 1er mars dans la matinée, en heure locale, quelques heures à peine après l'heure à laquelle seraient arrivés des ferries de Desroches à Mahé», précise la compagnie en guise de consolation pour les passagers.

Deux thoniers français ont été déroutés par le Centre régional opérationnel de secours et de sauvetage (Cross) de la Réunion. Le premier, le «Trevignon», propriété de la Compagnie française du thon océanique, basée à Concarneau (Bretagne), est «arrivé sur à 2h40 UTC, (3h40 à Paris) et a commencé l'opération de remorquage», a indiqué le Cross. Le deuxième, le «Talenduic», appartenant au même armateur, fait route vers le navire pour servir de soutien au premier, selon le Cross.

Les opérations de remorquage par le «Trevignon», se passent bien, a indiqué mardi le directeur d'armement de la compagnie française, basée à Concarneau (Finistère). «Tout se passe bien. Les conditions météo sont correctes et même plutôt bonnes», a déclaré à l'AFP Pierre-Alain Carré, directeur d'armement de la Compagnie française du thon océanique. Interrogé sur la capacité du bateau de pêche à tracter un paquebot de croisière comme l'Allegra, M. Carré a répondu : «Le Trévignon fait la moitié de la longueur du Costa Allegra. C'est un navire qui est fait pour tirer des filets très lourds», laissant ainsi entendre qu'un tel remorquage ne posait pas de problèmes techniques majeurs et que le navire de pêche disposait de la puissance nécessaire. M. Carré a refusé de commenter plus avant la situation, renvoyant pour information vers la compagnie Costa: «on n'a pas envie de se faire de la publicité sur une histoire comme ça. Ce qu'on veut, c'est sauver 1200 personnes», a-t-il ajouté.

Selon les autorités seychelloises, deux remorqueurs des autorités portuaires du pays doivent également rejoindre ce mardi après-midi le paquebot pour le prendre en charge. Une fois sur l'île Desroches, les passagers seront transportés par avion vers Mahé. Le paquebot sera lui aussi remorqué jusqu'à la principale île des Seychelles. Parti de Mahé, un hélicoptère devait arriver ce matin à proximité du navire avec de la nourriture pour le millier de personnes à son bord.

C'est lundi qu'un incendie s'est déclenché sur le navire. Circonscrit depuis, le sinistre a endommagé les générateurs et le bâtiment dispose de batteries de secours juste suffisantes pour faire fonctionner juste les lumières à bord, mais n'a plus la climatisation, les cuisines sont fermées et les hélices immobiles. «Le temps est bon et les passagers ont été invités à préparer leurs bagages dans le courant de la journée pour être prêts quand le moment sera venu de débarquer», poursuit le communiqué de l'armateur. Après l'incendie, le commandant du navire avait déclenché l'alarme maximum. Les passagers avaient été regroupés sur les ponts supérieurs du navire.

Une équipe de 14 experts de la compagnie Costa Croisières, dont des managers et des techniciens, est partie lundi depuis Gênes (nord-ouest de l'Italie) pour se rendre sur la zone. A bord du Costa Allegra se trouve par ailleurs un groupe de neuf militaires italiens se trouvait à bord, en mission anti-piraterie, les attaques de pirates sont fréquentes dans l'Océan indien.

Le Costa Allegra, un ancien transporteur de conteneurs reconverti pour la croisière en 1992, jauge près de 29 000 tonnes. Il comporte huit ponts passagers, 410 cabines et peut accueillir au total 1 400 personnes, selon la compagnie. Ce nouvel accident d'un navire de la compagnie Costa Croisières, filiale du géant américain Carnival, survient au plus mauvais moment alors que les plaintes affluent de toutes parts pour le naufrage du Concordia survenu le 13 janvier près de l'île italienne du Giglio provoquant la mort de 32 personnes.

Rien qu'aux Etats-Unis, 39 passagers du paquebot ont déposé une plainte contre le croisiériste américain et réclament plus de 520 millions de dollars de dommages et intérêts. De nombreuses autres plaintes ont été déposées en France qu'en Italie ou en Allemagne, aussi bien au civil qu'au pénal, contre le commandant du navire, d'autres officiers du Concordia et trois responsables à terre de Costa Croisières.

Les précédents remorquages de paquebots

15 mai 2011: après une panne électrique, le MSC Opera, exploité par la compagnie italo-suisse MSC Croisières filiale de la Mediterranean Shipping Company, dérive en mer Baltique au large de l'île suédoise du Gotland avec quelque 2000 personnes à bord. Il est remorqué jusqu'au port de Nynäshamn près de Stockholm.

9 nov 2010 : après un incendie en salle des machines, le Carnival Splendor (groupe Carnival) est bloqué au large du Mexique avec quelque 4500 personnes à bord. Il est remorqué deux jours durant jusqu'au port de San Diego (Californie), ravitaillé en boîtes de conserve par un bâtiment de la Marine américaine. Privés d'électricité, les passagers dorment à la belle étoile.

6 mai 2006 : après un incendie en pleine nuit alors qu'il reliait la Belgique à Guernesey, le Calypso (géré par la compagnie chypriote Louis Cruise Line) est stoppé dans la Manche à mi-distance des côtes françaises et anglaises avec quelque 700 personnes à bord. Il est remorqué seize heures durant jusqu'à Southampton par un remorqueur franco-britannique, l'Anglo-Monarch.

17 mars 1988 : victime d'un incendie en salle des machines au large du Yucatan (Mexique) alors qu'il relie le port de Cozumel dans les Caraïbes au port américain de St Petersburg (Floride), le Scandinavian Star (du groupe américain SeaEscape) dérive avec quelque 500 personnes à bord. Il est remorqué par la Marine mexicaine jusqu'à Cancun (Mexique).

Par ailleurs, le paquebot de croisière italien Achille Lauro, réputé maudit, coule à pic le 2 décembre 1994 alors qu'il est remorqué dans l'Océan indien et qu'un incendie est en cours depuis près de trois jours. Le millier de passagers a pu être évacué en chaloupes mais deux d'entre eux sont morts. Victime déjà d'un incendie en 1981, il avait été détourné le 7 octobre 1985 par un commando du Front de libération de la Palestine qui avait tué et jeté par dessus bord un passager juif américain handicapé, Leon Klinghoffer


Mardi 28 février 2012 (Mer & Marine) : Le Costa Allegra remorqué vers les Seychelles par un thonier français


Privé de propulsion, le Costa Allegra s'est retrouvé à la dérive lundi, à près de 400 kilomètres au sud-ouest des Seychelles. Ce mardi, le navire de Costa Croisières a été pris en remorque par le Trévignon, un grand thonier-senneur français de 90 mètres chargé de le conduire jusqu'à l'île Desroches, située à 240 km au sud-ouest de Mahé, où se trouve la capitale des Seychelles. Alors qu'un autre thonier de l'armement breton Cobrepêche, le Talenduic, devait rejoindre le convoi, Costa Croisières annonçait également l'arrivée sur zone, prévue dans la journée de ce mardi, de deux remorqueurs. Proie facile pour d'éventuels pirates se trouvant dans le secteur, le Costa Allegra est solidement défendu. Il compte, à son bord, une dizaine de fusiliers-marins italiens, alors que le Trévignon dispose également d'une équipe de protection embarquée de la marine française, spécialement entrainée pour faire face à d'éventuels assauts de pirates. L'arrivée à Desroches est prévue mercredi.

Ce mardi matin, un hélicoptère a décollé de Mahé pour rejoindre le navire de croisière afin d'y déposer des moyens de communication (téléphones par satellite et radios VHF). A bord, de l'Allegra, les 636 passagers (dont 127 Français) et 413 membres d'équipage s'organisent face à cette situation. Car, depuis lundi, le navire est privé de courant. Il n'y a donc plus de climatisation et les chambres froides sont inopérantes. « Les passagers sont assistés et informés en permanence par le Commandant et l'ensemble des membres d'équipage. Ce matin, un petit-déjeuner froid a été servi à tous les passagers. Les conditions météorologiques sont bonnes. Les passagers ont été invités à préparer leurs bagages afin d'être prêts pour le moment du débarquement », précise Costa Croisières, qui a depuis lundi contacté les proches des passagers afin de les tenir au courant de la situation.

Après une escale à Diego Suarez (Madagascar), le 25 février, le Costa Allegra avait appareillé pour rejoindre Mahé, où il devait arriver le 28 février. Mais, durant le transit, le navire a été victime lundi d'un feu, qui s'est déclaré dans la salle des générateurs électriques située à l'avant. Le système anti-incendie et les procédures internes ont été activés très rapidement et le personnel est parvenu à circonscrire le sinistre, qui ne s'est pas étendu et n'a pas fait de blessé. A titre de précaution, l'alarme générale avait été donnée à bord et tous les passagers et membres d'équipage (non impliquées dans la gestion de l'incendie) ont été réunis aux points de ralliement avec leur équipement de sécurité. Une fois le danger écarté, ils ont pu quitter les stations d'évacuation.

Doyen de la flotte de la compagnie italienne, le Costa Allegra a été construit en 1969 en Finlande. Il s'agissait alors d'un porte-conteneurs, l'Alexandra, qui a été armé par la compagnie suisse MSC avant d'être transformé en navire de croisière en 1992.Long de 187.2 mètres pour une largeur de 25.75 mètres, l'Allegra affiche aujourd'hui une jauge de 28.600 tonneaux. Il dispose de 399 cabines et peut embarquer jusqu'à 1000 passagers. Son sistership, l'ex-Costa Marina, a été vendu l'an dernier par Costa Croisières à une compagnie sud-coréenne.


Mardi 28 février 2012

 

Un navire de la compagnie Costa Crociere, le Costa Allegra, dérive lundi au large des Seychelles. Le bateau de croisière, avec plus de 1.000 personnes à bord, passagers et membres d'équipage, était parti de Madagascar et se dirigeait vers les Seychelles. Le navire construit en 1992 et rénové se situait à 250 miles des côtes quand l'incendie s'est déclaré.

Un autre navire de cette compagnie, le Concordia, a fait naufrage le 13 janvier près de l'île italienne du Giglio provoquant la mort de 32 personnes.

Selon le commandant de ce navire de 187 mètres de long, qui naviguait dans l'océan indien, «un incendie qui s'était déclaré dans la matinée dans la salle des générateurs a été éteint». les premiers bateaux de secours doivent arriver dans la nuit près du Costa Allegra et des vivres vont être livrées par hélicoptère. Après avoir évalué la situation,demain les spécialistes décideront de la marche à suivre, sans doute pas avant mardi matin.

Les derniers évènements

21 h 40. Un important dispositif de secours se met en place. Plusieurs bateaux, des navires marchands et de pêche, sont attendus dans le courant de la nuit dans la zone où le Costa Allegra dérive. Leur rôle est simplement de rester sur place en attendant que les remorqueurs et les experts évaluent la situation et décident de la marche à suivre -remorquage du navire, réparation sur place...-, a précisé le commandant. Le premier d'entre eux est attendu vers minuit heure française.

21 h 30. "La situation est tranquille". Alors que le commandant du navire a déclenché l'alarme maximum, les passagers ont été regroupés sur les ponts supérieurs du navire. "On leur fournit du pain, de l'eau. La situation est tranquille", a-t-il affirmé. Selon M. Moretti, un hélicoptère apportera mardi matin des vivres frais aux personnes à bord du navire, ainsi que des moyens de communications, car celles-ci sont bloquées, sauf une liaison satellitaire d'urgence avec le capitaine.

21 h 15. des militaires à bord. Le commandant Giorgio Moretti indique qu'un groupe de neuf militaires italiens se trouve à bord, en mission anti-piraterie «en raison de la zone dans laquelle le paquebot opère», c'est-à-dire dans l'Océan indien où les attaques de pirates sont fréquentes. «Il n'y a pas de risque de piraterie, mais l'on n'est jamais sûr à 100%», indique le commandant.

21 heures. De l'électricité, mais pas d'hélices. Selon le commandant Giorgio Moretti, directeur des opérations maritimes, le navire dispose avec ses batteries de secours de l'électricité nécessaire pour faire fonctionner juste les lumières à bord, mais n'a pas la climatisation, les cuisines sont fermées et les hélices immobiles.

20h45. L'équipe d'experts de la compagnie italienne Costa est partie lundi depuis Gênes, a indiqué la compagnie au cours d'une conférence téléphonique. «Un avion est parti avec quatorze personnes, dont des managers, des techniciens», a indiqué un porte-parole, qui a précisé que les passagers, tous sains et saufs, avaient été regroupés sur les ponts extérieurs du paquebot.

20h30. Des experts partent sur place. Une équipe d'experts va rejoindre la zone à bord d'un avion spécial

20 h 15 . 127 Français à bord. Le Costa Allegra transporte 413 membres d'équipage et 636 passagers dont voici les nationalités, communiquées par la compagnie italienne Costa Crociere, propriétaire du navire: 135 Italiens, 127 Français, 97 Autrichiens, 90 Suisses, 38 Allemands, 31 Britanniques, 15 Mauritiens, 15 Russes, 15 Espagnols, 13 Canadiens, 13 Belges, 12 Slovènes, 8 Américains (USA), 6 Croates, 4 Tchèques, 3 Lettons, 2 Portugais, 2 Polonais, 2 Roumains, 2 Brésiliens, 2 Hongrois, 1 Luxembourgeois, 1 Algérien, 1 Urugayen, 1 Irlandais.

19 heures. Les secours s'organisent. Deux remorqueurs sont en route pour venir en aide au Costa Allegra, mais ils ne seront sur zone qu'aux alentours de minuit, heure française.

18 h 30. Les passagers en sécurité. «Tous les passagers, en bonne santé et régulièrement informés du déroulement des événements, ont été regroupés par mesure de précaution aux points de rassemblement en cas d'urgence sur le navire», poursuivent les garde-côtes italiens dans un communiqué.

18 heures. La compagnie précise également que le navire a lancé un SOS. «Le Costa Allegra est pour le moment sans propulsion» à la suite de l'incendie «mais ses moyens de communication fonctionnent normalement», ajoute le communiqué . Les garde-côtes italiens ont alerté les autorités des Seychelles qui ont «la compétence territoriale pour les opérations de secours» et assure avoir déjà identifié des navires marchands et des bateaux de pêche qui pourraient se diriger vers le navire à la dérive.

  


Costs

 

1 - Hull & Machinery

USD 0

2 - Cargo USD 
3 - Salvage USD 0 4 - Costs USD 0

 

 

Liabilty Limits

 

1- LLMC 1976 DTS XX 2 -LLMC 1996 DTS XX
3 -CLC PROT 1992 DTS XXX 4 - CLC PROT 2000 DTS XXXX
5 - PAL 1974 DTS XXX 6 - PAL PROT 2000 DTS XXX
7 - BUNKER 2001 SANS OBJET

 

Cause of the casualty

 

Under investigation

 

Sources - Links - Reports

 

 Costa Croisières (France)

 

 Costat Crociere (Italia)

 

  Département d'Etat des Seychelles

 

 D

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