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2013

08 May 2013

Heurt du Jolly Nero avec la Tour de Contrôle du Port de Gênes le 7 mai 2013

Summary : On the 7 may 2013, at approximately  23H30, the container vessel JOLLY NERO owned by IGNAZIO MESSINA & C SPA, hit the tower control of the Genova Port (Palazzina Piloti). The tower collapsed, causing the death of 3 persons ; four more people are in hospital and six missing. This type of accident is very rare. According to the first informations available on Internet, the vessel suffered an engine problem. The harbour Master is quoted as saying that such a large ship shouldn't have been manouvering in that area, and that she had two tugs assisting with a pilot on board.. This page will be updated as soon as we have more information.

 

Vessel & Interveners 

 

1 - IMO NUMBER 7361233 2- NAME OF SHIP JOLLY NERO
3 - Call Sign IBYS 4 - MMSI 247170400
5 - Tonnage Brut 40 594 7 - DWT 30 866
8 - Type de navire Container Vessel 9 - Status of Ship In service
9 - Flag Italy 9- Year of build 1976
10 - Propriétaire déclaré IGNAZIO MESSINA & C SPA 10-1 Address

 

Via Gabriele d'Annunzio 91

16121 GENOA GE

Italy

11 - Ship Manager

IGNAZIO MESSINA & C SPA

11-1 Address

 

Via Gabriele d'Annunzio 91

16121 GENOA GE

Italy

 

12 - ISM Manager

 

IGNAZIO MESSINA & C SPA

 

12 -1 Address

 

 

Via Gabriele d'Annunzio 91
16121 GENOA GE
Italy 

 

13 - Classification Society

 

Registro Italiano Navale

14 - P&I

 UK P&I

 

15- Hull Insurers

 

 Unknown

16 - Salvors

 

 

  

Location of the casualty

 

 

 

Pictures

 

 

 

Story

 

BBC NEWS - 8 mai 2013 (http://bbc.in/18X4usW)

At least four people have died and several more are missing after a container ship crashed into a control tower in the Italian port of Genoa. The Jolly Nero smashed into the concrete and glass tower late at night, reducing it to rubble.
Three people were reported to have been trapped inside a lift that fell into the water as the tower collapsed.
Rescue workers have been searching in the rubble for survivors while divers scoured the water around the dock.
The accident occurred at about 23:00 on Tuesday night (21:00 GMT), when a shift change was taking place in the control tower and as many as 14 people were inside.
The ship was manoeuvring out of the port with the help of tugboats in calm conditions, on its way to Naples, reports said.
The cause of the crash was not immediately clear, but Genoa's Il Secolo XIX newspaper quoted the Jolly Nero's captain as saying that two engines appeared to have failed and "we lost control of the ship".
The head of the Genoa Port Authority, Luigi Merlo, told the newspaper: "It's very difficult to explain how this could have happened because the ship should not have been where it was."
The Jolly Nero has been impounded and its captain was being questioned
The ship's owner, Stefano Messina, who arrived at the port soon after the crash, had tears in his eyes as he told journalists: "We are all utterly shocked. Nothing like this has ever happened before, we are desperate."
"It's a terrible tragedy. We're in turmoil, speechless," Port Authority President Luigi Merlo told local TV.
All that was left of the control tower after the crash was a buckled metal exterior staircase.
"It was an incredible sight: the control tower was leaning perilously," the port's nightwatchman told La Repubblica newspaper.
One of the victims was reported to be a 30-year-old man who worked for the coast guard.
The other victims had not been identified.
Genoa's prosecutor is investigating the incident, Corriere Della Sera newspaper says. The ship has been impounded and the captain is being questioned.
The Jolly Nero is almost 240 metres (787 feet) long and has a gross tonnage of nearly 40,600 tonnes. It is owned by the Italian firm Ignazio Messina & Co.
The crash revived memories of the crash involving the Costa Concordia cruise ship off the Italian island of Giglio in January 2012, which left 32 people dead.

 

AFP 8 mai 2013

Les recherches se poursuivaient mercredi pour retrouver une personne disparue après la collision dans la nuit d'un porte-conteneurs contre une tour de contrôle du port de Gênes (Italie), un accident spectaculaire qui a fait au moins sept morts.

Nouvelle tragédie maritime en Italie, un an après le naufrage du Concordia. Sept personnes ont trouvé la mort dans le port de Gênes où un porte-conteneurs a violemment heurté mardi soir une tour de contrôle, ont annoncé mercredi les forces de l'ordre. Une partie de la tour s'est effondrée dans la mer sous le choc. Selon un bilan encore provisoire fourni par le ministère des Transports et de l'Infrastructure, outre les sept morts, on dénombrait quatre blessés et deux disparus.

"Cinq corps ont été récupérés et deux autres découverts, mais pas récupérés. Il y a deux enquêtes, une de la justice et l'autre des gardes-côtes", a déclaré à la chaîne de télévision SKY TG-24 Filippo Marini, chef du service de presse des gardes-côtes. Deux fils de Maurizio Potenza, 50 ans, pilote employé dans le port, avaient raconté aux médias dans un premier temps que leur père avait été retrouvé blessé mais vivant, alors que ce dernier fait partie des sept morts.

Le commandant placé sous enquête pour "homicide par imprudence"

Les pompiers ont déployé des équipes de plongeurs, et des spécialistes avec des chiens pour les opérations de secours, mais toutes les forces locales participent à l'intervention, aussi bien les carabiniers que les gardes-côtes et une entreprise privée portuaire. Treize personnes se trouvaient dans la tour quand celle-ci a été violemment heurtée par le navire.

Un appel téléphonique est parti depuis un téléphone portable sous les décombres de la tour dans le courant de la nuit mais l'appel a été interrompu trop rapidement pour que l'emplacement de l'appareil puisse être identifié avec précision. Les opérations de secours se poursuivaient mercredi tandis que le parquet de Gênes a ouvert une enquête pour homicide involontaire. Le commandant du Jolly Nero a par ailleurs été placé sous enquête pour "homicide par imprudence", a précisé l'agence italienne Ansa.

"Il a foncé sur la tour"

Au moment de sortir du port, le plus grand port industriel et commercial d'Italie, le "Jolly Nero", un porte-conteneurs de la compagnie Messina, a, pour une raison inconnue, effectué une mauvaise manœuvre et heurté de plein fouet la Palazzina Piloti, d'où sont contrôlés les mouvements des bateaux. "Il a foncé sur la tour, mais à ce stade, nous ne savons pas pourquoi", a expliqué un employé de la Messina, basée à Gênes, propriétaire du bateau.

Sous le choc très violent, la tour de contrôle, une haute structure de métal où se trouvent les bureaux des pilotes du port ainsi que les garde-côtes, s'est inclinée de 45 degrés et une partie s'est même affaissée dans l'eau. Les personnes qui s'y trouvaient sont tombées à l'eau.

Le maire de Gênes, Marco Doria, a proclamé une journée de deuil dans la cité, après "le très grave accident survenu au port, qui frappe la ville tout entière". En appelant à une minute de silence au Sénat, Maurizio Rossi sénateur de la Ligurie, dont Gênes est la capitale, a souligné que la tragédie "frappait au coeur la première industrie de la ville qui traverse par ailleurs une grave crise économique".

Deux moteurs bloqués ?

"C'est le moment où le plus de personnes se trouvaient dans la tour", ont expliqué des garde-côtes au journal local, il Secolo XIX, car au moment du choc, le tour de service changeait dans le personnel de la capitainerie du port. Arrivé sur les lieux, l'armateur du bateau, était sous le choc : "Jamais une chose pareille n'était arrivée. Nous sommes désespérés", a-t-il déclaré au bord des larmes. Le président de l'Autorité portuaire, ainsi que le maire, ont également accouru sur les lieux.

Selon l'Ansa, le Parquet de Gênes a immédiatement ouvert une enquête. Le substitut du procureur a placé le navire sous séquestre et interrogé le commandant. Le navire italien a près de 200 mètres de long, 30 mètres de large et pèse plus de 40.500 tonnes. Selon les premiers témoignages, il semblerait que deux moteurs se soient bloqués, rendant le porte-containeurs incontrôlable. Cet accident rappelle douloureusement aux Italiens la tragédie du Costa Concordia. Ce paquebot de croisière avait fait naufrage le 13 janvier 2012 après avoir heurté un rocher tout près de l'île toscane du Giglio, faisant 32 morts.

 

Costs

 

1 - Hull & Machinery

USD

2 - Cargo USD 
3 - Salvage USD  4 - Costs USD 

 

 

Liabilty Limits

 

1- LLMC 1976 DTS XX 2 -LLMC 1996 DTS XX
3 -CLC PROT 1992 DTS XXX 4 - CLC PROT 2000 DTS XXXX
5 - PAL 1974 DTS XXX 6 - PAL PROT 2000 DTS XXX
7 - BUNKER 2001 SANS OBJET    

 

Cause of the casualty

 

Under investigation

 

Sources - Links - Reports

 

Port Authority of Genova

 

Compagnie Ignazio Messina & C. S.p.A

 

 C

 

 D

 

 

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07 May 2013

Paul Watson and Sea Shepherd Are Pirates : Really ? Not so sure

Sea Shepherd Steve Irwin 2Parmi la multitude de sites que je consulte régulièrement afin de me tenir informé de tout ce qui se passe dans le petit monde du maritime, le site américain "gcaptain" figure en bonne place par la qualité des articles et surtout par le fait que les publications sont suffisamment détaillés et "sourcés" pour que l'on puisse se faire véritablement une opinion du cas traité. Dans un article paru le 27 février dernier, le site s'intéressait à la décision de la Cour d'Appel du 9ième district de Washington qualifiant l'ONG SEA SHEPHERD de "pirate". Pour ceux qui ne connaîtraient pas SEA SHEPHERD, je les invite à quelques recherches sur Internet et sur le site de l'organisation pour y voir que les méthodes employées n'ont rien de commun avec celles employées par les autres ONG de défense de l'environnement. Ici, on semble plus proche de l'armée des douze singes que du discours policé ou même des actions de Greenpeace (quoique parfois très spectaculaires).
L'ONG ne fait pas vraiment dans le consensuel, ni dans la délicatesse. Seul le résultat compte, ses membres n'hésitant pas à se mettre personnellement en danger pour atteindre les objectifs fixés par le big boss, Paul Watson. L'ONG s'est ainsi fait une spécialité dans la lutte contre toutes les pêches qu'elle considère comme illégales ou abusives et dispose, pour arriver à ses fins, de navires armés par des bénévoles qui n'hésitent pas à aborder les navires de pêche, à couper leurs lignes, leurs filets, etc, et ainsi les empêcher de poursuivre leurs activités de pêche.

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06 May 2013

Capitaine Paul Watson : Entretien avec un pirate

paul-watson-entretien-avec-un-piratell y avait déjà quelques mois que je tournais autour et que je visitais fréquemment le site de SEA SHEPHERD. La décision rendue par un tribunal de Washington en février dernier considérant l'ONG comme coupable de piraterie et l'article que je viens de consacrer à cette décision m'ont amené à vouloir en savoir plus sur le personnage de Paul Watson, le charismatique fondateur de cette organisation honnie des baleiniers de tous poils et japonais en particulier.

J'ai donc acquis l'ouvrage que lui a consacré Lamya Essemlali et qui permet, au travers de questions ouvertes, de mieux connaître ce capitaine pirate, son engagement, et ce qui le pousse, lui et ceux et celles qui le suivent, à prendre autant de risques pour défendre la cause des animaux marins.

Autant le dire également tout de suite, ce n'est pas un livre d'enquête, l'auteur étant aussi la Directrice de SEA SHEPHERD France. Les questions n'occultent que peu de choses mais il ne faut pas non plus en attendre plus que ce que peut apporter ce type d'ouvrage, à savoir une meilleure connaissance de la personne, à chacun ensuite de se faire son opinion et d'aller plus avant, s'il le souhaite, dans la connaissance de l'homme et de son organisation.

Le livre se lit très facilement. Pas de bla bla théoriques mais la narration d'une vie au service de la faune marine. Et il faut reconnaître que si l'on compare le rapport « moyens/résultats » obtenu, force est de constater que pour l'instant, faire cesser le braconnage de gré ou de force sauve plus d'animaux que d'agiter des banderoles et de distribuer des tracts.

On y apprend que Paul Watson était l'un des fondateurs de Greenpeace, qu'il a participé à pratiquement tous les combats liés à la protection des océans depuis bientôt quarante ans et qu'il n'a que peu d'amis pami les chasseurs en tous genres, qu'ils soient de baleines, de phoques, de thon rouge, ou autres globicéphales, s'attirant à ce titre de fortes innimités, y compris au sein même du monde écologiste, Greenpeace en tête.... Certains récits sont impressionnants comme celui ou, avec les deux seuls membres d'équipage ayant accepté de rester à bord de son premier navire, le SEA SHEPHERD, il coula le baleinier pirate SIERRA ou encore lorsqu'il tenta de s'opposer aux chassseurs de bébés phoques qui étaient à deux doigts de lui faire un sort, sous le regard complice et bienveillant de la police montée canadienne....sans oublier ce momentt ou en 1981, il faillit finir au goulag après une incursion en territoire soviétique à la recherche de preuves que l'URSS se livrait à de la pêche illégale de baleines.

On y découvre également la vision de Paul Watson sur le monde qui nous entoure, la place de l'homme sur cette planète qu'il compare à un vaisseau spatial sillonant l'espace et ou les membres d'équipages consommeraient l'ensemble de leurs ressources sans se préoccuper de savoir s'ils sont en mesure d'en trouver ailleurs, au mépris de leur propre survie.

Il y a dans son discours un évident penchant vers le mattusianisme mais avec la pression démographique que nous mettons sur la planète et ses ressources, difficile de ne pas l'être (c'est en tous cas mon avis qui s'est conforté à la lecture du livre). Baucoup de bon sens dans ce qu'il dit même si je ne suis pas forcément d'accord avec tout, loin s'en faut. Sa conclusion : Arrêter de manger les océans semble par contre emminement urgent car si les océans meurent, nous mourrons.....

A lire donc, même si ce n'est finalement qu'une goutte d'eau de bons sens et de lucidité dans un ocean de cupidité et d'inconscience collective face aux défis de notre relation au monde animal et aux océans en particulier. Le livre peut être commandé ici 

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07 April 2013

La légion d'honneur à Eudes Riblier : Scandale ou la juste récompense des services rendus ?

Legion HonneurEncore un article ou je vais marcher sur des oeufs mais comme de nombreuses personnes s'intéressant à tout ce qui touche au "monde maritime, j'ai été surpris, pour ne pas dire plus, par l'annonce faite au Journal Officiel il y a quelques semaines de la nomination d'Eudes Riblier au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur.
Cette promotion du 1er janvier n'aura pas fait exception aux grincements de dents ou aux débuts d'ulcères à l'estomac qui accompagnent systématiquement ou presque la publication de chaque Décret annonçant les nommés et les promus dans l'ordre de la Légion d'Honneur.
Rappelons brièvement que cet ordre a été créé par le premier Consul Napoléon Bonaparte en 1802 avec pour objectif (celà n'a pas changé, au moins dans le texte), de récompenser les mérites des citoyens, tant civils que militaires, et établir une émulation civique chez les notables.
Avant de fermer cette petite parenthèse historique, je ne résiste pas à rappeler la phrase prononcée par le premier consul le 8 mai 1802, à un membre du Conseil d'État qui l'interpelle sur le bien-fondé d'une décoration qui viole les principes révolutionnaires d'égalité, et auquel le Premier Consul rétorque : «On appelle cela des hochets ; eh bien, c'est avec des hochets qu'on mène les hommes !». Aucun jugement de ma part dans le rappel de cette phrase dont le précepte s'applique sans faillir depuis plus de deux cent ans, faisant moi-même partie de ceux qui aiment les hochets, tout en faisant également sienne la petite phrase de Jean d'Ormesson à propos de "la rouge" : Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise....
Voilà, c'est dit mais il est vrai que l'attribution de cette décoration cristallise très souvent un sentiment d'envie, de jalousie, une sorte d'anneau unique dans le monde réel...
Il arrive cependant que les interrogations quant à la pertinence d'une nomination apparaissent aller au delà de la simple jalousie de circonstance, et peuvent aller jusqu'à un réel sentiment de malaise, voire plus, de dévoiement de l'institution qui récompense des personnes dont les mérites éminents ne sautent pas forcément aux yeux. Pour être parfaitement clair, c'est un peu le sentiment que j'ai eu en apprenant la nomination de Mr Riblier.

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19 March 2013

Lexique Poétique Maritime

Lexique Poetique Maritime BEZPetite parenthèse littéraire à l'occasion du Salon du Livre pour évoquer ce livre qui nous a véritablement séduit. Comme je l'évoquais récemment sur le réseau social tout bleu, il m'est impossible de passer ne serait-ce que quelques heures à Brest sans faire une petite escale à la librairie Dialogues, ancrée Rue de Siam depuis des années. Lors de mon dernier passage il y a quelques jours je n'ai donc pas déroger à cette règle et je m'y suis attardé de longues minutes, notamment et principalement aux rayons "Mer & Voyages" et "Bande Dessinée". Parmi les dizaines de livres du rayon "Mer et Voyages", un petit livre à l'allure un peu surannée, de part sa reliure en toile et par la police de caractère utilisée sur le dos, a quasi immédiatement attiré mon attention, coincé entre deux autres livres plus classiques sur les phares et les côtes bretonnes.
Ce livre a littéralement agi comme un aimant dès que je l'ai ouvert. Tout mon imaginaire maritime y était : Les poêmes, l'histoire, les mythes, la mythologie, les objets de la mer et des navires, la religion, le tout superbement illustré en bleu et or, donnant un charme fou à cet ouvrage dont je me suis demandé pourquoi il aura fallu attendre 2011 pour qu'un auteur nous le livre et 2013 pour que je le découvre. Sans doute le charme des "vraies" librairies ou l'on peut à la fois découvrir de véritables trésors en flânant dans les rayons, et passer à côté d'autres pendant des années, sans jamais les voir. Bref, le genre de livres que l'on ne quitte plus une fois qu'il est entre vos mains, de peur qu'un autre marin immobile ne vous le prenne et se l'accapare.
Tout le livre pousse aux rèves, aux pensées solitaires, à ces moments de calme au bord de la mer ou l'on se prend à réver de mythes et de légendes, de sirènes et de navires fantômes, de monstres marins ou de dieux antiques qui sommeilleraient sous le sable. Pour se mettre dans l'ambiance, le livrre débute avec un extrait d'un poème d'Emile Verhaeren.

Ma peau , mes mains et mes cheveux 

Sentent la mer 

Et sa couleur est dans mes yeux; 

Et c'est le flux et le jusant 

Qui sont le rythme de mon sang !"

Cette simple strophe nous a complètement séduit. Dans ces conditions, comment ne pas poursuivre la lecture de ce livre qui, au fil des pages, nous fait découvrir l'histoire des symboles marins et à laquelle nous invite l'auteur de cet ouvrage, Michel Bez. Celui-ci, peintre officiel de la Marine (dont il préside l'association depuis 2002), est un éminent membre de l'Académie de Marine et un fin connaisseur du monde maritime. Les océans et ses légendes ont dès lors logiquement nourri son inspiration avant de l'interroger. Pierres angulaires des récits de mythologie, les symboles marins le passionnent au point de lui faire mener une savante enquête.

C'est donc armé de sa «science», de sa plume et de ses pinceaux que l'artiste-peintre et écrivain a voulu inciter ses lecteurs à plonger avec lui dans les océans et leurs mythes. Sans prétention, ni circonvolution, mais avec quelques gouttes (salées) de philosophie, l'auteur inspiré (des textes et des illustrations) nous raconte avec poésie ses légendes puisées aux quatre coins du monde ou ses termes familiers que l'on croyait si bien connaître comme ancre, croix du sud, marée, vague, etc... Ressuscitent des îles mystérieuses, des monstres des profondeurs, des terres englouties ou des navires fantômes.

L'ouvrage phare d'un amoureux des océans et des marins. Un lexique indispensable à compulser au coin du feu, ou mieux dans les fauteuils mœlleux du carré...
Vous l'aurez compris, ce livre fait désormais partie de mes favoris, et je vous invite à le découvrir au plus vite ici.

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18 March 2013

Les Ecrans de la Mer à Dunkerque

FaceEcranDeLaMer-270x300Petit parentèse culturelle pour évoquer en quelques lignes le festival "Les Ecrans de la Mer" qui se déroulera à Dunkerque du 6 au 8 juin 2013. Pour sa troisième édition, le festival vivra au rythme des plus beaux films documentaires, avec, à l'affiche, trois grands thèmes :

- L'écologie et l'exploration marine

- l'aventure et les sports nautiques

- Les métiers de la Mer.

Ces thèmes ne sont bien entendu pas choisis au hasard. Si la mer focalise tous les regards avec les problèmes écologiques actuels (fonte des glaces, montée des eaux, réfugiés climatiques, îles de plastique...), elle joue également un rôle dans les enjeux humains (économiques, politiques, culturels...) concernant nos continents. Mais ces enjeux majeurs demandent à être mieux compris.

La mer est très certainement aujourd'hui un espace unique sur notre planète, un domaine dont l'homme à encore beaucoup à apprendre (faune et flore, chimie, géographie, échanges géo-biologiques...). La mer est donc en cela l'un des terrains les plus riches dans le domaine de l'innovation et de la découverte. 

Ce festival donne lieu à une compétition de films. Pour cela, le jury du festival est composé, chaque année, de professionnels du cinéma, des métiers de la mer, des sports et de l'écologie maritime. Six prix  viennent récompenser les meilleures réalisations :

  • le Jean Bart : grand prix (2 500 €) ;
  • le Prix du meilleur film sur l'écologie et l'exploration marine (500 €) ;
  • le Prix du meilleur film sur les métiers de la mer (1 500 € doté par le Port de Dunkerque) ;
  • le Prix du meilleur film sur l'aventure et les sports nautiques (500 €) ;
  • le Prix jeune réalisateur (500 €) ;
  • le Prix des jeunes de l'agglomération dunkerquoise (500 €).

Cette année, le festival sera présidé cette année par Franck Bruno, scaphandrier professionnel, moniteur de plongée professionnel, et sportif de haut niveau, et qui est aussi le président de l'association "Bout de viequi a pour objet d'aider et d'accompagner les personnes amputées à surmonter leur différence notamment par la valorisation de leur potentiel de vie et du sens du dépassement de soi. Il a notamment traversé l'Atlantique à la rame à l'occasion de l'Atlantic Rowing Race en 2005. Avec son co-équipier et ami Dominique Benassi (13 fois champion du monde handisport de triathlon), ils bouclent le parcours en 54 jours et montent sur la troisième marche du podium.  

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14 March 2013

CMA-CGM MARCO POLO : Impossible to salve and to tow ? No, but...

2013MBST052 001 003 MARINE NATIONALE ALAIN MONOTEven if the event took place shortly after our publication on the subject, there is certainly no chance that the exercise has just taken place off the Brittany coats is a direct result of our article related to the potential problems of towing vessels such as the CMA-CGM MARCO POLO.
Thus, enroute for Asia, CMA-CGM Marco Polo did a little "break" off the coast of Brittany to participate in an exercise organized by the "Prefecture Maritime de l'Atlantique" (depending on Defense Ministry). This administration was indeed concerned whether rescue facilities currently positioned at the tip of Finistère is sufficient to assist, if necessary, the largest commercial ships currently in operation. Because, although the "Abeille Bourbon" and her sister ship the "Abeille Liberté" (units of 80 meters and 209 tons of towing capacity the hook), are probably one o of the most powerful tugs in Europe, shipping industry has continued since their construction in 2005, its race to gigantism. This trend is particularly true for container and cruise ships that are now huge and characterized in particular by a strong wind effect.

The "Préfecture Maritime" therefore wished to train the staff dedicated to rescue and validate, at sea, the theoretical procedures in place to manage an incident (or accident) involving such a giant container ship, which could drift to French coast. It as to be reminded that in such cases, the risk is the shipwreck with the loss of thousands of containers, boxes adrift with many risks for the navigation of other vessels, but also for people should they finally strand on the coast (number of containers contain hazardous materials).

The chosen scenario was an engine breakdown. As soon as it was known from the coastal authorities, a rescue team was transporter by helicopter on board the CMA CGM Marco Polo, whose mission is to assess the situation and prepare rescue operations, in connection the Rescue Coordination Center (this assessment must also be made within the framework of the regulations regarding port refuges). The tug "Abeille Bourbon" sent a towline to the ship of 396 meters long and 53 meters wide (capacity of 16,020 TEUs). After this operation, it was a "normal" towing operation ie stop the Marco Polo, drift of the ship, sending of towing lines, towing the vessel, and finally release and recovery of the towline. "
The REX (Return of Experience) of this exercise is interesting because if the operation on 9 March was a success, the problem of saving this type of vessel has not really found completely satisfactory answers.
2013MBST052 001 008 MARINE NATIONALE ALAIN MONOTAmong the things that can be already retained is that you can have a beautiful weather in Brittany in March (what we say " un temps de curé), including at sea and that weather allowed the Marine Nationale photographers Marine, Alain Monot and Sébastien Deschamps to take stunning images on this operation. I quote willingly their names because many times in the past, I published their photos on this site, without ever specifically mention the author; I attempt to redeem these past mistakes.
More seriously, the exercise made me lie, at least partially, in showing that it is indeed possible to tow such sea monsters. But I do not admit me completely defeated because the reference to this beautiful weather (temps de cure) is not so trivial. That the exercise took place in ideal conditions and exceptional is a pleonasm, as they could be radically different at this period of year (as we have few days ago off our coasts and on our roads...).
Also, the weather was probably a little too favorable to perfectly illustrate a "real" situation" and maneuver would surely have been much more complex with an equinox storm. In case of bad weather, and therefore much stronger constraints on the towline and the mooring bitts and fairlead, the towing would have been more difficult. Similarly, the exercise was performed with a ship departing from Europe, that is to say, far from its maximum capacity (the container ships arriving from Asia are full but leave with about 30% or less empty boxes), does not validate the feasibility and reproducibility of the operation.
Some questions remains, especially as it must be recalled that in 2007, the "Abeille Bourbon" and the "Abeille Liberté" were just enough to tow the MSC Napoli (ex-CGM Normandie), which characteristics (275 meters long, 2700 containers) were quite far from the CMA-CGM Marco Polo.
We have to add that the hypothesis of the damage sustained by the vessel was finally the case that pose fewer problems to authorities with this type of vessel. If it remains plausible, the latest examples of major disasters involving ships of this type (MSC NAPOLI or MSC NAPOLI FLAMINIA) showed that the meteorological circumstances or condition of the vessel could to threat attempts to tow or make them particularly difficicult. With regard to the MSC NAPOLI, who suffered from cracks that may at any time cause tearing of the vessel, towing had been shortened and the vessel was voluntarily stranded in a shallow UK bay. For the MSC FLAMINIA, which was partially destroyed by fire and had encountered severe weather conditions, which had no propulsion, it remains the illustration of the total fiasco of the "port refuge" legislation and his application by the coastal States.
2013MBST059 002 005 S DESCHAMPS MARINE NATIONALEThis is why the analysis of the results of the exercise of March 9th will inevitably viewed with a magnifying glass and lead to improve procedures, to better gauge the effectiveness of the equipment according to the different scenarios, and if necessary, strengthen the rescue means in Britain and possibly in the Bay of Biscay, where there is no more ocean salavage tug since the departure of the Abeille Languedoc to the Strait of Pas-de-Calais, in 2011.
As emphasized in the web magazine "Mer et Marine", France has been a pioneer and consents major efforts with the largest European ocean salvage network. But these means, from a more or less inevitable and satisfying compromise between risk and financial constaints remain limited compared to some disaster scenarios. They must also be regularly adapted to the evolution of the "threat", as is the case for example with increasing size of vessels in shipping and cruising. While some countries, due to budgetary restrictions, revise downward their resources allocated to rescue the idea made its way to expand this question not only national, but also in Europe. The latter, through the European Maritime Safety Agency (EMSA), created in 2006 following the sinking of the Erika (1999) and Prestige (2002) has already implemented several actions, including the creation of a fleet of ships in charge of depollution. But assistance and towing questions remain managed nationally. However, as we are reminded regularly-and rightly so-the French authorities, the majority of vessels transiting to the UK and Channel are not to or from France. Yet, it is France that ensures alone, or almost, the safety of the traffic, including the economic benefit to foreign ports, including the United Kingdom, the Netherlands, Belgium or Germany ...
To conclude, we could say "Duly noted and next step, next year, in more difficult weather conditions (no steering for example together with no propulsion....) and most importantly, the next ship in distress will have be taken in charge, towed, and bring safely in a port of refuge, an "ambitious program" as may tell our politicians.

 

 © Marine Nationale

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09 March 2013

The Lyubov Orlova : A ghost ship in north Atlantic : A new flying dutchman ?

Lyubov Orlova Liner (7)The maritime world is a fascinating world which provides us with unusual stories, that only the sea has the secret. But these stories can also say a lot about the world in which we live. Undeniably, the Lyubov Orlova story is one of them.

Her story is indeed not trivial since this ship has become a ghost ship, lost in the North Atlantic, sometimes spotted, sometimes lost ..... a sort of "flying dutchman" of the twentieth century and also becoming a caricature of excesses and abuses of the maritime world.
The history of the ship began nearly 40 years ago. Ship icebreaker of class mariya Yermolova designed for the Arctic and Antarctic cruises, it was built by the shipyard Brodogadimoste Titovo Kraljevica (now Croatia), on behalf of the Russian company Far Eastern Shipping Company (FESCO). It sails under the flag of Soviet and Russian until August 1996, then fly the Maltese flag for 13 years and finally the Cook Islands from 2009. However, and despite several changes of ownership, it will operated during many years by the same company, Lubov Orlova Shipping Co Ltd who chartered regularly the ship tour operators as Marine Expeditions, Quark Expeditions or Cruise North Expeditions. In 1981 she even received the medal of the Order of Friendship of Nations for participating in a rescue operation.
Apart a grounding in September 2006 on Deception Island in Antarctica, the real troubles for the ship begins at the end of September 2010 when a lien was put on her in the Canadian port of St. John's by his charterer (Cruise North Expeditions) who claimed to the Russian owner the amount of USD 250 000 for cancelled cruises, amount to which it had quickly to add the wages of the 51 crew members, unpaid for several months.

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